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07-10-2008
 
 
Pendant ce temps...la société civile... Version imprimable Suggérer par mail
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01-11-2003

 

 Pendant ce temps... la société civile...

02/11/2003

 

         Les gouvernements israéliens et palestiniens échouent à installer la paix. S’ils sont à cours d’idées,  la Société civile, quant à elle, n’est pas en reste. En effet, elle semble prendre la relève en montrant que la paix est possible. Ainsi, face à la démission du politique, la société se montre pleine d’espoir.

                           Mais peut-elle se substituer au politique pour sauver la paix  et avec quelle légitimité ? Et selon les mots d’Alexandre Adler, on peut se demander si c’est  « bien raisonnable de créer un gouvernement insurrectionnel  ».


                           Divers mouvements civils, associatifs et citoyens ont émergé du fait de la situation critique liée à la deuxième Intifada. Les Accords de Genève, the People’s voice, et Extreme Peace Missions en sont trois exemples significatifs. Montrer que les citoyens ne restent pas passifs devant les événements tragiques est la plus grande preuve de vivacité de la démocratie israélienne et d’ouverture intellectuelle du côté palestinien. C’est également un moyen de montrer que l’action n’est pas le monopole des extrémistes minoritaires. Et que la majorité silencieuse  est devenu la majorité active. Il est intéressant de voir également que l’initiative de ces démarches vient aussi bien de la population israélienne que de la population palestinienne. Ce réveil citoyen participatif est tout à leur honneur.
 
                            Cependant, des deux côtés, les gouvernements respectifs condamnent ces démarches, Sharon désapprouve les Accords de Genève en estimant qu’il faudrait mieux appliquer la Feuille de route. D’ailleurs, Ehud Barak a également déploré ces accords « illusoires » signés par son ancien ministre Yossi Beilin. Et une majorité d’Israéliens semble y être opposés, selon un récent sondage. François Médioni de Guysen Israël News a écrit « J'ai longuement hésité avant de consacrer un article aux fameux accords de Genève, qui, comme l'a fait très justement remarquer Avigdor Lieberman, aurait mérité d'être signés à Munich.
En effet, ce non-événement méritait-il que l'on fasse parler de lui ? » Pour ce journaliste, Beilin, Mitzna et Burg ont un point commun : ce sont de mauvais perdants. Ils ont un comportement de personnes qui n'ont pas digéré la défaite électorale, et qui continuent à vouloir diriger le pays par tiers interposé.
Une question surgit alors : jusqu’à quel point la société civile peut-elle se dissocier de l’Etat ? En droit international, les nouveaux acteurs, telle la société civile, ne sont pas reconnus comme personnalité compétente pour signer des accords internationaux. L’Etat demeure donc le seul sujet crédible en matière de relations internationales pour régler les conflits et donc signer une paix.
                            Quelle est la portée alors de ces démarches civiles ? Un apport indispensable dans le renouveau des idées, un soutien utile à la paix, ou bien une rivalité absurde avec l’Etat ?  Je crois qu’il faut prendre en compte le fait qu’ils ne jouent pas sur le même plan et également faire la distinction entre la démarche des Accords de Genève qui n’est en rien comparable à celle de The People’s Voice. En effet, la deuxième démarche est à mes yeux celle qui mérite le plus d’attention et de louanges car elle cherche avant tout à ouvrir les yeux aux gouvernements (sans avoir la prétention de s’y substituer) des deux peuples pour qu’ils soient plus lucides :
-          Les citoyens ne veulent pas d’une paix imposée mais d’une paix qui prendra en compte leurs souhaits.
-          Que les deux parties sont actuellement perdantes. Le pouvoir de la force et de la violence est inutile.
-          A l’heure où Palestiniens et Israéliens se détestent, c’est seulement en décrivant un futur possible que l’on parviendra à la paix. Le futur est la condition pour faire bouger le  présent.
 

  • Les accords de Genève.


                            Ce sont des membres du Parti travailliste israélien qui ont conclu avec l’Autorité Palestinienne un plan de paix dit «les Accords de Genève » dimanche 12 octobre.
                            Cette initiative est dite de « Genève » parce que le texte doit être signé très prochainement le 4 novembre dans cette ville et que les autorités helvétiques ont apporté une aide logistique aux discussions.
                             Les grandes lignes de l’initiative de paix élaborée sous le parrainage du Premier ministre britannique Tony Blair. Les personnalités israéliennes et palestiniennes qui soutiennent ce projet sont  l’ancien ministre israélien de la Justice Yossi Beilin, Amram Mitzna ( président démissionnaire du parti travailliste), ainsi qu’Avraham Burg (ancien président de la Knesset) et Amos Oz (écrivain), de l’autre côté on trouve Yasser Abed Rabbo, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine qui était à l’époque ministre de l’Information, mais qui ne fait maintenant plus partie du gouvernement palestinien, Hicham Abdel Razek, et Nabil Qassis- représentant de l’Autorité palestinienne et donc de Yasser Arafat.
 
Les points clés réside dans des accords sont :
 
Ø      L’abandon du Mont du Temple par Israël, en échange de l’abandon de l’exigence du retour des « réfugiés » palestiniens.
 
Ø      L’abandon du droit de retour, certains Palestiniens resteront dans les pays d’accueil où ils se trouvent, d’autres seront absorbés par ces pays d’accueil, d’autres recevront des compensations financières de l’AP. Seul un nombre limité seront admis en Israël.
 
Ø      La reconnaissance d’Israël en tant que l’état juif.
 
Ø      Le retrait israélien des territoires conquis en 1967, sauf accords spécifiques qui prévoient des échanges au cas par cas.
 
Ø      Jérusalem sera divisé. Le quartier arabe à l’est deviendra palestinien, excepté les implantations juives, ainsi que certaines qui se trouvent actuellement en Cisjordanie.
 
Ø      Le Mont du Temple passera aux Palestiniens. Une force internationale en assurera l’accès à toutes les confessions religieuses. Toutefois, la prière juive et les fouilles archéologiques n’y seront pas admises.
 
Ø      Les implantations juives d’Ariel, Efrat et Har Homa passeront aux Palestiniens. Israël donnera en échange des territoires qu’il garde une partie du Neguev touchant la bande de Gaza.
 
Ø      Les Palestiniens s’engagent à faire cesser la terreur. Les postes de frontières seront sous la responsabilité des forces internationales.
 
Ø      Ces accords remplaceront les précédentes résolutions de l’ONU.


 

  • “The People’s Voice”

                              C’est une nouvelle initiative citoyenne. Les fondateurs reconnaissent qu’une voie pour la paix basée sur un échange réciproque est possible. Il s’agit d’éviter l’impasse actuelle. A l’origine de cette démarche se trouve deux hommes qui ont eu de grandes responsabilités dans leurs pays : Sari Nusseibeh (Président de l’Université Al Qods à Jérusalem) et Ami Ayalon (ancien chef des services secrets israéliens). Pour eux, la situation actuelle est intolérable, le compromis « two states for two people » est le seul moyen d’assurer l’existence d’Israël comme un Etat démocratique et comme le foyer du peuple juif. La rue palestinienne a aussi progressivement reconnu qu’un compromis pouvait être atteint. Ici, aussi, le peuple a commencé à comprendre que l’abandon de la violence est la façon la plus efficace et la seule d’obtenir une indépendance politique et une stabilité économique.
                            «  The People’s Voice » essaye de persuader les leaders des deux côtés de mettre fin au conflit en faisant signer massivement une déclaration de principes. Cette déclaration contient un préambule et se prononce sur les points chauds du conflit : les frontières, Jérusalem, droit au retour et un Etat palestinien.
En Israël, il y a une campagne nationale pour obtenir les signatures, du côté palestinien, il y a un mouvement public parallèle adapté à la réalité sociopolitique palestinienne. Après cette procédure, les signatures seront données aux leaders des deux nations témoignant d’une expression tangible des sentiments de la majorité des deux peuples et avec l’intention d’influencer leur politique.
Leur devise: « We have no other country; we must act today in order for there to be a tomorrow ».
www.mifkad.org.il/eng
 

  • Extreme Peace Missions


                              C’est une association non lucrative établi par des passionnés de sport. Elle se base sur le principe que des expériences extrêmes et mémorables (comme une exploration en Antarctique) peuvent créer des liens durables entre les personnes.
                              Cette démarche est pour l’organisation un moyen de résolution de conflit, car rien ne soude mieux les gens que de relever et affronter un défi ensemble.
Le premier projet de cette association est Breaking the Ice, une exploration en Antarctique pour 2004.
La première cible d’Extreme Peace Mission est Israël et la Palestine. Il s’agit d’utiliser le sport comme outil pour aider les participants à comprendre et dépasser leurs différences et à échanger.
                              Extreme Peace Missions est bien plus qu’une aventure, c’est une initiative instructive engagée à développer une relation dynamique à double sens entre les participants.
                              Cette initiative a le soutien de Wolfgang Thierse (Président du Parlement allemand), Shimon Pères (Ancien Premier ministre et prix Nobel de la paix), Mikhail Gorbatchev (ancien Président de l’URSS et prix Nobel de la paix) et de son altesse le 14e Daila Lama du Tibet (prix Nobel de la paix).
Les membres de la première expédition seront : Heskel Nathaniel ( israélien), Doron Erel ( israélien), Mohammed Awni Qasem (palestinien), Olfat Haider (palestinienne), Ziad Darwish ( palestinien ), Yarden Fanta ( israélienne), Shoshania Avihu (israélien) et Nasser Quass (palestinien)
Leur devise : « We believe that the greatness of sport lies in its unique ability to empower people everywhere to cross any frontier, whether personal, political or philosophical.”
www.breaking-the-ice.de
 
 

Leslie Palti    

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Dernière mise à jour : ( 26-07-2005 )
 
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