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George W. Bush Candidat républicain à sa propre succession à la Maison Blanche 11/07/2004
Né en 1946, dans le Connecticut Diplômé de l’université de Yale en Histoire Titulaire d’un MBA de Harvard Fils de l’ancien Président George H.W. Bush Elu en 2000, dans des circonstances atypiques Ancien gouverneur du Texas 1994 - 2000
Si les critiques contre Bush partent souvent du constat que l’actuel président américain a reçu un soutien décisif de son père, sans lequel il n’aurait jamais été élu, le point fort de George W. Bush réside incontestablement dans l’équipe qui l’entoure, composée de nombreux poids lourds de l’ancienne administration de son père. Mais paradoxalement, c’est peut-être les nouveaux arrivants qui ont fourni à Bush l’appui le plus solide. Le Général Colin Powell, ancien du Vietnam, et qui a dirigé les combats pendant la Première Guerre du Golfe en tant que Chef d'État-Major des Armées, a incarné la modération et le désir de médiation lors de la récente crise irakienne, au sein d’une équipe souvent perçue aux Etats-Unis et à l’étranger comme très conservatrice et peu ouverte vers l’extérieur. La deuxième addition de poids à cette équipe Bush fut Condoleezza Rice, conseillère nationale pour la sécurité, dont on vante souvent l’intelligence et les compétences. Célibataire, sans aucune famille directe, elle a également tiré son pouvoir d’influence de sa disponibilité pour le président américain. A ces personnalités s’ajoutent les néoconservateurs, dont le projet international a pu séduire une fraction de la population américaine, mais qui doivent encore affirmer leur crédibilité, au moment où l’après-guerre irakien est marqué par l’instabilité et par la mort de nombreux Américains, souvent soldats, mais civils également. La plupart des Américains ont conscience de la compétence de cette équipe, du point de vue de la formation et de l’expérience de ceux qui la composent, mais restent souvent sceptiques quant à sa capacité de mener à bien une entreprise aussi vaste que la guerre contre le terrorisme. A cela s’ajoute un départ plus que probable de Colin Powell, dont les discordes incessantes avec le Secrétaire d’Etat à la Défense, Donald Rumsfeld ont considérablement limité le pouvoir d’influence.
Les erreurs commises par Bush dans la guerre contre le terrorisme sont non seulement nombreuses, mais en plus mises en exergue et parfois exagérées par ses plus vifs critiques, aux Etats-Unis comme à l’étranger. Bush et son administration n’ont pas su convaincre. Au-delà de l’opposition massive dans le monde à la Deuxième Guerre d’Irak, qui pourraient influencé indirectement un certain nombre d’électeurs indécis en Novembre, dans la mesure où ces manifestations ont accru le sentiment d’anti-américanisme, les erreurs commises par l’administration Bush après la chute de Saddam pourront s’avérer fatales pour une administration en quête de légitimité et de crédibilité, comme le souligne le stratège Robert Kagan. Cette crédibilité reste à reconstruire pour l’administration Bush, même avec la capture de Saddam, car les grosses difficultés observées en Irak, et la non-capture de Ben Laden en Afghanistan sont autant d’éléments qui risquent de peser lourd dans le choix des Américains. Autres points clés : - sa stratégie électorale
Jeremy Ghez
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