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24-07-2008
 
 
John Kerry, Candidat démocrate, symbole du renouveau ? Version imprimable Suggérer par mail
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10-07-2004

John Kerry
Candidat démocrate, symbole du renouveau ?
 
11/07/2004
 
 
 


 

  • Identité :       Jonathan Kerry, candidat démocrate depuis Mars 2004

                             Né en 1943, dans le Colorado
Diplômé de l’Université de Yale
 
                             Actuel sénateur du Massachusetts depuis 1984
 
 

  • Son point fort décisif : Ne pas s’appeler George Bush


 

La région dont est issu l’actuel sénateur de l’Etat du Massachusetts, à savoir le Nord- Est, ou encore plus généralement toute la côte Est américaine, est profondément marqué par son ouverture vers l’Europe et le reste du monde, ouverture qui s’exprime tant sur le plan intellectuel et social que sur le plan politique.
 
Il est probable qu’une majeure partie des Américains originaires de cette côte Est voit en John Kerry un symbole de renouveau, un atlantiste, capable de redonner aux Etats-Unis la popularité dont jouissait le pays du temps de Bill Clinton.  Candidat du renouveau, donc, mais le soutien de nombreux hommes politiques étrangers qu’il revendique lui a cependant valu d’être vivement critiqué chez lui.
 

  • Son point faible décisif :  Peu de convictions, et une incohérence politique flagrante


 

Aux Etats-Unis, il est surnommé le Sénateur ‘Flip-Flop’.  Ce surnom lui vient de sa tendance à changer incessamment d’avis sur des sujets et des enjeux pourtant centraux dans la politique américaine. En effet, Kerry est l’homme qui revendique son passé héroïque dans l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam, alors qu’à l’époque, il était très actif dans les protestations anti-guerre.  C’est également le Sénateur qui a voté contre la Première Guerre du Golfe en 1990, mais qui se dit aujourd’hui en faveur de cette guerre, étant donné le contexte international de l’époque.  C’est enfin le sénateur qui a apporté son soutien à la Deuxième Guerre du Golfe, pendant l’hiver 2003, insistant sur la menace que constituait Saddam Hussein[1] et ses armes de destructions massives, et qui se dit aujourd’hui contre cette guerre.
 
L’incohérence de ses discours peut lui coûté très cher, à terme, surtout si le clan Bush en face, notamment sous l’impulsion des néoconservateurs, parvient à séduire les électeurs avec un projet relatif à l’avenir de la guerre contre le terrorisme et plus particulièrement à la stabilisation de l’Irak.
 

 Jeremy Ghez

 

[1] Le journaliste du Washington Post, Bob Woodward, rapporte les propos du Sénateur, dans son livre, Plan of Attack : « Senator John F. Kerry, a Massacussetts Democrat who would soon be running for president, said in a speech on the Senate floor he would vote for the resolution to use force in disarming Saddam because  “a deadly arsenal of weapons of mass destruction in his hands is a threat, and a grave threat, to our security”.  In announcing support, Kerry stated that he expected the president “to fulfill the commitments he has made to the American people in recent days – to work with the United Nations Security Council to adopt a new resolution... and to act with allies at our sideif we have to disarm Saddam Hussein by force ».  Stephen Hayes, journaliste néo-conservateur, rappelle également le soutient du sénateur du Massachusetts à la Deuxième Guerre d’Irak, dans son livre The Connection.
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