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24-07-2008
 
 
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25-11-2003

 

Proche-Orient en déroute : une paix est -elle encore envisageable ?

Compte-rendu du débat  du 6 novembre 2003 entre
Me Théo Klein et Dr Frédéric Encel
Amphithéâtre Raymond Aron, Université de Paris-IX Dauphine


« Humanisme contre pragmatisme »

25 novembre 2003 


 
   

 
             

Jeudi 6 novembre, Frédéric Encel (docteur en géopolitique et professeur) ainsi que Me Théo Klein (avocat au barreau de Paris et de Tel-Aviv, ancien président du CRIF) nous honoraient de leur présence à notre premier débat. Les échanges avec Frédéric Encel, qui   nous a permis de  déchiffrer les codes de la realpolitik, et Théo Klein, qui nous a insufflé de l’optimisme, ont été à la hauteur de nos espérances : ressortir intellectuellement enrichi de l’amphithéâtre.

            


 

 

Lorsqu’ils sont tout d’abord amenés à s’entretenir du pacte de Genève, il y a déjà incontestablement deux façons différentes d’ appréhender un même problème. Théo Klein: « le projet a été travaillé dans ses moindres détails (…) Il faut quelque chose pour libérer les deux populations de l’angoisse et de la peur .On doit espérer … »
Frédéric Encel distingue le fond de la forme : « Sur la forme il ne s’agit pas d’un pacte il n’a pas de caractère officieux. Ni Arafat ni Israël ne crédibilisent ce texte. Sur le fond on peut espérer que les Palestiniens présents à Genève incarnent la relève d’Arafat.(…) »  A propos de la Feuille de Route, Frédéric Encel nous fait une démonstration magistrale et nous explicite l’importance du pragmatisme dans les relations internationales.
Ainsi « Sadate en 1942 –1943 était pro-allemand, en 1970 il prononça un discours antisémite ,en 1973 il fait la guerre à Israël tout ça en fait pour parvenir à la paix en 1978-79 à Camp David ,après quoi il se rends à Jérusalem au mémorial de la Shoah et à la Knesset. Il a compris qu’il fallait faire vite la paix car le développement des implantations dans le Sinaï aurait rendu plus tard la paix impossible. » Ainsi Arafat n’a pas eu cette finesse…Théo Klein rappelle pour sa part qu’une majorité d’ Israéliens sont en faveur du retrait des territoires .Il met ainsi en exergue un paradoxe en rappelant également qu’ « une majorité des Israéliens ont voté Sharon. Comment expliquer cette contradiction ? » se demande-t-il.

« Il y a une majorité prête à reconnaître un Etat  palestinien mais pas d’interlocuteurs en face… »
Mais dans ces conditions comment  envisager une sortie de crise ?
Frédéric Encel  propose une série de réponses. « Il faut une coercition américaine comme à la conférence de Madrid. Bush a la hantise de tomber dans le piège de Clinton qui a trop investit dans le Proche-Orient pour un retour proche de zéro.
 
A moyen terme il faut quitter l ‘atmosphère d’angélisme d’Oslo  et les ‘ c’était le sens de l’histoire’(…) cet amoncellement de lieux communs a trompé tout le monde.
(…) Il doit y avoir une paix à l’israélo-égyptienne avec reconnaissance et un mur… »
Théo Klein refuse cette idée de mur de frontière. « Au contraire ,les  Palestiniens sont fascinés par Israël .C’est un exemple (économique notamment) Marouane Barghouti pourrait incarner ce type de leadership.(…) Peut-être que sans les colonies les Palestiniens feraient beaucoup plus d’efforts… ».
 
En revenant sur les accords de Genève, Frédéric Encel clôt le débat en citant Bonaparte : « La paix est moins l’harmonisation des politiques que l’harmonisation des arrière-pensées »
 
Lorsque l'opportunité est donnée au public de poser ses questions, l'intérêt que les orateurs ont suscité est largement mis en exergue. Ainsi un participant se demande pourquoi des territoires où existent des implantations juives ne seraient pas loués par les Israéliens tout en restant sous souveraineté palestinienne. Frédéric Encel note la pertinence de la question mais remarque qu'il s'agit là d'une solution bien compliqué. Et quand on les interroge sur l'absence au sein du débat politique des éléments spirituels ayant une importance considérable, ils sont soudain tout à fait d'accord pour souligner la nécessaire raison devant  remplacer la passion afin d'optimiser le dialogue. Mais voici un compte-rendu plus précis du débat :

Après une brève présentation des deux intervenants et de l’association, ainsi que de l’objet de la tenue de ce débat, ce dernier est lancé…

 

 

AFIDORA : Avec le Pacte de Genève, que peut-on espérer pour la paix au Moyen-Orient ?
 
Théo Klein: Aujourd’hui, dans une telle situation, il ne reste justement plus qu’à espérer.... La paix entre les deux peuples ne pourra passer  que par une reconnaissance de droits égaux aux deux populations concernées. En réalité, il faut un équilibre entre droits et intérêts_ mais c’est d’ailleurs la leçon de l’histoire: les conflits ne se règlent jamais que par un tel compromis. Ainsi, l’ échec du processus d’Oslo est-il dû à la forme même de la procédure: une série d’étapes avaient été prévues, mais sans indication quant au but final ! L’étape finale, telle que l’évoque aujourd’hui la Pacte de Genève est, bien entendu, un partage de la terre. A l’époque d’Oslo, cette idée de partage n’était pas assurée. Il a fallu attendre les négociations de Taba pour que l’ étape finale soit enfin annoncée. Ce Pacte de Genève est donc tout à fait sérieux. Il est une reconnaissance mutuelle de droits, et permet ainsi, peut-être, de faire régresser la  peur, l’incrédulité, l’angoisse.
 
Frédéric Encel: C’est un projet sérieux mais malheureusement officieux. En réalité, personne n’a été mandaté pour le mettre au point. Du côté de Yasser Arafat, il affirme que lui-même n’y participe pas et qu’il n’a pas mandaté les négociateurs palestiniens. Du côté israélien, Yossi Beilin et Avraham Burg, certes des politiciens, n’ont pas été mandatés non plus. Toutefois, pour la gauche israélienne, ce projet est un nouvel espoir, une alternative à Sharon. C’est en ce sens que ce pacte est sérieux. Néanmoins, tout dépendra de l’ évolution ultérieure dans le camp palestinien: les négociateurs de Genève incarneront-ils la relève d’Arafat ?
Analysons ce qui s’est passé il y a trois ans. Mon propos sera non moraliste, mais pragmatique, centré sur la géopolitique. Les responsabilités de l’échec de Camp David sont certes partagés, mais il semble que Yasser Arafat soit davantage responsable que les israéliens. En effet, il avait un choix à faire: accepter de partir d’un rapport de force défavorable ou bien jouer la confrontation pour en obtenir plus, ce qu’il décida. A tort, car in n’en a pas obtenu plus: il en a obtenu moins. Arafat ne s’est pas comporté  en homme d’Etat. Il a donc une plus lourde responsabilité. D’ailleurs les accords de Taba sont presque identique au Pacte de Genève ! Sauf qu’entre temps il y a eu 4000 morts. Pour rien. Donc oui ce Pacte est sérieux, oui on aurait pu éviter 3 ans de guerre israélo-palestinienne, mais ce Pacte n’est pas envisageable sur le court terme. Il n’a pas lieu d’être.

 

AFIDORA : Et la « Feuille de Route », dont Shimon Peres a rappelé qu’elle était l’unique plan de paix viable ?
 
Théo Klein: Celle-ci est en fait un accord proposé par des puissances, et acceptés par les deux camps. Mais ce n’est qu’une première étape.
A l’inverse du Pacte de Genève, on n’y parle pas de l’avenir à long terme, de celui de nos petits-enfants. Quant à Shimon Pérès, à mon avis, il souhaiterait faire partie du gouvernement Sharon pour être celui qui fera appliquer la feuille de route.
 
Frédéric Encel : Soyons pragmatiques, comme l’ont été Ariel Sharon et Abou Mazen. En juin dernier, j’étais très optimiste. Ariel Sharon la nationaliste, l’ « implantationniste », disait ce que ni Barak, ni Rabin, ni Peres n’avaient dit : il parle D’ OCCUPATION. Quant à Abou Mazen, lui qui n’a jamais été très nuancé (en 1973, il a écrit une thèse négationniste à Moscou, dont je vous laisse imaginer la valeur !), il devenait enfin premier ministre. Alors qu’ Arafat demandait de cesser tout acte de violence contre les Israéliens, même contre les soldats, même contre les colons.
Tout ceci était le résultat de la pression américaine consécutive à la Seconde Guerre du Golfe.
En fait, Abou Mazen est un idéologue devenu pragmatique, comme l’ a été Sadate avant lui.
En 1942-1943, ce dernier était pro-nazi (par alliance objective contre les Anglais). Dans les années 1970, il tenait des propos que n’aurait pas renié Goebbels. Mais s’il a utilisé ce discours guerrier, c’était pour obtenir une paix. Un paix hostile, une paix froide, tout ce que vous voudrez, mais au Moyen-Orient une mère qui ne pleure pas ses enfants à la frontière c’est déjà une paix. Puis il alla à la Knesset tenir son fameux discours est même au Mémorial de l’ Holocauste. Que pensait-il à ce moment-là ? Faisait-il semblant ? Peu importe. Son objectif était le bien-être de son peuple.
Quitte à passer par la guerre. C’est ceci qu’ Assad,  pour le Golan, et Arafat ne comprennent pas. Sadate avait perçu la nature de la démocratie israélienne. Il savait qu’à mesure que toujours plus d’Israéliens s’installeraient dans le Sinaï, les israéliens s’y attacheraient et que dans 10 , 20, 30 ans, ce serait difficile de tout récupérer, lorsqu’il ferait la paix, même avec la gauche, car celle-ci n’aurait pas la majorité pour procéder à des évacuations.

 

 

AFIDORA: Le Pacte de Genève fut entériné par des intellectuels. Quel est aujourd’hui le rôle et le poids des intellectuels pour amener la paix ? Doit-on  y voir une impuissance latente, voire une incompétence du monde politique à construire qui que ce soit ?
 
Théo Klein : Tu veux répondre ?
 
Frédéric Encel : Non, vas-y.
 
Théo Klein : D’accord. En Israël, une majorité d’intellectuels sont pro-Sharon, et une majorité d’intellectuels sont favorables à l’évacuation des territoires.
Que signifie cette contradiction ? Qu’il y a bien une majorité pour évacuer des territoires et reconnaître l’ Etat Palestinien, mais qu’ils ont l’impression qu’il n’ y a personne en face avec qui faire la paix. Cependant aujourd’hui, avec la Pacte de Genève, ce qu’ils souhaitent est réalisable.
Cf les généraux israéliens, qui soutiennent l’initiative. De même, se sont prononcées en faveur du pacte des gens proches de la politique. Donc je suis optimiste.
 

  AFIDORA : Peut-on dire, Frédéric Encel,  que vous êtes plutôt pessimiste ?

 

 

  FE : Je serai plutôt pessimiste à court terme. En effet, chacun des deux camps considère que le temps joue en leur faveur. Mais il faut surtout quitter l’angélisme des années Oslo. Il faut cesser de croire en un « sens de l’histoire ». C’est une horreur ! Ne croyons pas que la paix sera logique car conséquence d’une fatigue. Ce sont des lieux communs, qui ont trompé les populations et les opinions publiques. Cessons de raisonner ainsi. On perd son temps à parler d’ amour et de haine entre les peuples. La vraie question, c’est : faut-il oui ou non une paix avec une frontière à la franco-allemande ? Et la réponse est non !
Pourquoi ces deux situations ne sont-elles pas comparables ? Contrairement au cas israélo-palestinien, il a fallu un anéantissement total d’ une des parties (ce qui n’est pas le cas), il a fallu l’épouvantail soviétique (qui n’est plus), il a fallu la volonté d’une des superpuissances (les Etats-Unis) d’en finir avec ces guerres civiles européennes.
 Et puis dans la bible, il n’est jamais fait mention de l’Alsace-Lorraine ! Il n’y avait pas d’interprétations bibliques en jeu, pas davantage que d’ interpénétration des populations. Bref l’exact opposé du conflit israélo-palestinien. Pour faire la paix, il faudra deux Etats avec une bonne vieille frontière bien massive, s’il le faut avec des barbelés ou un mur. L’un des moteurs d’ Oslo a été l’irrationalité, à croire que les habitants de Tel-Aviv iraient prendre des chawarmas à Damas…

Pour l’instant la non-guerre suffirait, avec une frontière solide et étanche.
 
TK : Eh bien moi je serai un partisan de l’angélisme. Mais pas seulement parce que je crois aux rêves, mais aussi parce que je crois en un certain nombre de faits. Beaucoup de Palestiniens veulent une démocratie. Dès qu’on leur parle d’un modèle politique pour leur futur Etat (modèle américain, français), les Palestiniens reviennent toujours au modèle israélien. La paix est souhaitée par un nombre croissant de Palestiniens. Cette aspiration est aujourd’hui majoritaire. On ne la satisfera pas en érigeant la haine de l’autre. Je crois que par exemple, Marouane Barghouti est quelqu’un qui serait capable de faire cette évolution : avoir confiance en l’autre et reconnaître la nécessité d’une cohabitation. Certes cela ne se fera pas du jour au lendemain. Mais les négociateurs de Genève, Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo font un effort véritable effort interculturel qui n’est pas pragmatique ou politique mais qui existe quand même. Et c’est là l’importance du rêve. Car aujourd’hui aucun ne peut détruire l’autre. Arafat voulait, par le truchement de l’Intifada, faire subir une déroute morale à Israël. Il voulait que les Israéliens s’en aillent, qu’ils disparaissent pour redevenir des Juifs. Mais beaucoup de Palestiniens considèrent l’Intifada comme une erreur. Du côté israélien, il faudra bien qu’un jour des commissions d’enquêtes se penchent sur les milliards de shekels dépensés pour construire des routes de contournement sur lesquelles s’est récemment penché un journaliste de Haaretz. Celles-ci ne peuvent avoir que deux significations : ou bien elles serviront si on se bat pour un Grand Israël, ou bien il s’agit d’un cadeau fait aux Palestiniens. Alors à quoi est-ce que ça correspond tout ça ?
 
FE : On ne peut pas dire que les implantations ne servent à rien. Quelle différence peut-on faire entre la présence juive en Galilée et l’occupation actuelle ?
En réalité, celles-ci apparaît bien moins comme une politique historico-religieuse que comme une politique stratégique. Plus le temps passe, plus Israël se renforce : en fait les colonies permettent d’hâter la paix !  Car si les Israéliens ne l’avaient pas fait, qui peut dire si aujourd’hui des palestiniens ne demanderaient pas le retour aux frontières de 1947, dont on sait parfaitement qu’elles sont intenables ? En faire beaucoup pour obtenir un peu moins : voici une stratégie qui n’a rien de biblique.
 

 
Question du public : Concernant les colonies, pourquoi Israël ne restaurerait-il pas les colonies, en même temps que les Palestiniens accorderait un bail à très long terme aux colons israéliens ?
 
FE : Votre proposition est intéressante. Mais ceci est infaisable dans le climat actuel des choses : la mise en œuvre de ce projet serait par trop compliquée.
 
TK : Cette solution très pertinente mériterait qu’on se penche dessus un peu plus. Le jour ou les deux parties seront prêtes à faire des sacrifices alors les deux camps seront fin prêts pour enfin faire la paix. Et ce jour se rapproche.


 
Question du public : Israël connaîtra-t elle le drame des Etats-Unis d’Amérique ?  Peut-on imaginer une extermination des palestiniens ?
 
FE : la démocratie israélienne , c’est la diversité des opinions. Et ce en dépit d’erreurs parfois graves. Rabin en 1974-1977 n’était pas des mieux inspirés, comme Dayan brillant en 1967 mais beaucoup moins en 1973.
Ce niveau de conscience démocratique signifie qu’il n’y aura jamais de comportement du type de celui des Etats-Unis au XIX e siècle. En février 1994, le Meretz demande à Rabin de profiter de l’électrochoc suscité par le massacre que fit Baruch Goldstein pour démanteler la plus petite implantation juive à Gaza, Netzarim. Réponse de Pérès ; « nous n’avons pas la majorité dans le pays ».
Et songeons à la manifestation de 1982, pour répondre a massacre de Sabra et Chatila, dont il faut rappeler qu’il n’a pas été commis par des Israéliens, mais par un libanais explosé l’an dernier sur instigation probablement syrienne, qui réunit 4OOOOO personnes ou 350000….
 
TK : J’étais la 400000e.
 
FE : une société qui conserve des valeurs dans un tel contexte guerrier, c’est rare.
 
 
Question du public (très résumée) : Les trois totalitarismes du siècle ont un point commun : la haine du juif. L’islam n’est-elle pas un troisième totalitarisme. Ne faut-il pas répondre comme il est dit dans Rachi, en leur montrant le livre, pour dire « Dieu nous a donné cette terre » ?
 
TK : Laissons, si vous le voulez bien, Dieu de côté. IL n’a pas toujours été à nos côtés et en ce moment, il fait un peu la sourde oreille. N’ AGITONS PAS LES OPINIONS RELIGIEUSES POUR RAPPELER AUX HOMMES CE QUI EST DANS LA TORAH : LE RESPECT DE L’ETRANGER .
 
FE : Oui, et je l’ai toujours dit, l’islamisme est un fascisme, y compris ici en France via la figure de Tariq Ramadan.
Mais non, il n’y a pas de choc des civilisations, mais plutôt un choc des valeurs. Le risque est celui d’un anti-occidentalisme dans le monde arabe dont le point avancé serait un antisémitisme. MAIS regardons l’islam en Malaisie, en Azerbaïdjan, au Sénégal. IL n’y a pas d’islamisme, sinon très minoritaire ! Je reviens de Bakou et croyez-moi, il y a moins de femmes voilées qu’à Paris. Et les deux mosquées sont vides.. et ce dans un pays chiites frontalier de l’Iran !
Personne n’a intérêt à favoriser le discours de Tariq ramadan. Ceux qui le font relèvent de ce qua Pascal Bruckner  a justement nommé : « Le sanglot de l’homme blanc ».
 

Question du public : «  Et pour les Israéliens Arabes, ne faudrait-il pas les expulser ? Ces derniers se reproduisent à une vitesse qui mettra sous une décennie la démocratie israélienne en danger » - NDLR : la personne qui a posé cette question a été identifiée comme membre de la Ligue de Défense Juive, un groupe extrémiste juif.
 
Non . Les druzes sont les meilleurs soldats de l’armée d’Israël. Les 150000 bédouins ne s’opposent pas à Israël, s’ils manifestent c’est pour des raisons sociales. Il y a bien un problème démographique, une contradiction entre démocratie et judéité de l’ Etat d’Israël, les deux piliers historiques du sionisme, qui éclatera, dans quelques décennies.
  

Puis un tonnerre d’applaudissements vient saluer la prestation exceptionnelle des deux intervenants du jour : Me Théo Klein et le Dr Frédéric Encel.
 
 

  
Conférence rapportée par: Steve Danino, Benjamin Elalouf, Jeremy Fain
Coordination : Benjamin Elalouf, Jeremy Fain
Photos: Benjamin Elalouf
 

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Dernière mise à jour : ( 06-08-2005 )
 
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