| Entretien avec Alexis Keller |
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| Écrit par Laura Tolub | |
| 20-03-2005 | |
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Entretien avec Alexis Keller 21/03/2005
Malgré une discrétion volontaire dans les médias depuis plus d’un an maintenant, Alexis Keller, a accepté, lors d’un entretien accordé à de façon exceptionnelle, de revenir sur les Accords de Genève, dont il est le principal promoteur, ainsi que sur ses travaux et réflexions actuels en géopolitique et relations internationales.
AFIDORA : Puis-je vous demander de vous présenter brièvement, car je suis persuadée que vous le ferez mieux que moi.
Alexis Keller : Je m’appelle Alexis Keller, je suis professeur de philosophie de l’histoire et de philosophie du droit à la Faculté de Droit de l’Université de Genève J’enseigne l’histoire de la pensée juridique et politique ainsi que la philosophie du droit.
AFIDORA : Comme convenu lors de notre entretien préalable, je ne m’attarderai pas trop sur les Accords de Genève, néanmoins quand vous avez engagé ces Accords quelle articulation avez-vous vu par rapport au processus de paix et plus précisément à la « feuille de route »? Quel impact escomptiez-vous ?
Alexis Keller : Je commencerai par la deuxième partie de votre question : l’impact. Nous n’avons jamais voulu avoir un impact en revanche nous avons voulu contrer un discours monocolore de part et d’autre qui disait « il n’y a personne à qui parler de l’autre côté, il n’y a pas de paix possible avec l’autre côté ». Au moment d’engager ces accords, nous sommes en 2001-2002, chaque camp accuse l’autre de tous les griefs possibles et imaginables et surtout la logique est véritablement celle, non pas du refus du dialogue, mais du « il n’y a personne avec qui l’on puisse faire la paix ». Nous avons voulu changer cette logique et montrer qu’un accord définitif et final sur ce règlement était possible. En d’autres termes, nous avons voulu sortir de la fameuse logique du processus. Vous savez que depuis Oslo ce conflit est toujours traité par des processus, on appelle ça en anglais « ». Nous avons voulu inverser la pyramide en montrant qu’un accord définitif était possible sans forcément passer par ces accords intérimaires qui en fait repoussent aux calendes grecques les vraies questions et les vrais problèmes. Revenons à la première partie de la question : nous avons commencé à travailler avant la feuille de route. Mais lorsque la feuille de route a été publiée au printemps 2003, nous avons tout de suite vu notre travail dans le cadre de la feuille de route comme la phase numéro trois, en d’autres termes comme complémentaire de la feuille de route. Vous savez que la feuille de route a trois phases, la troisième phase stipule le début des négociations sur le statut définitif de l’Etat palestinien et au fond nous étions un modèle pour la troisième phase d’où la complémentarité. Je crois d’ailleurs que ce point là est globalement accepté et admis
AFIDORA : Vous récusez donc un processus par étapes apparemment logique qui recréerait une confiance mutuelle, progressive…
Alexis Keller : Il ne marche pas. Lorsque l’on regarde ce conflit, il faut accepter deux choses. Premièrement, tous les partisans de la solution des deux Etats, certes de moins en moins nombreux, savent de quoi aura l’air un accord : globalement les grandes lignes sont connues depuis Taba, il sera fondé sur les paramètres Clinton ; même les plus farouches opposants le reconnaissent. Première étape de ma réflexion : le résultat des négociations dans sa généralité est globalement connu. Fort de ce constat, la question qui se pose est : comment arriver à ce résultat ? Je n’ai rien contre les processus mais depuis Oslo, depuis 1991, regardez où nous ont amenés les processus, raison pour laquelle je plaide pour une complémentarité entre les négociations et les processus : oui on a besoin d’un processus mais ça ne suffit pas. Seul, le processus ne mènera à rien. Il faut là encore inverser la pyramide : l’esprit derrière Genève ce n’est pas un accord de plus mais un changement des modalités même de résolution du conflit. Que les parties s’asseyent autour d’une table, règlent une bonne fois pour toute la question d’un accord et du statut définitif de l’Etat palestinien, quitte après à revenir à un processus en disant : « on ne peut pas le mettre en œuvre demain, on le met en œuvre dans trois ans mais au moins tant les Israéliens que les Palestiniens connaissent le bout du tunnel ». Pour résumer ma pensée, je ne crois pas au processus tout seul comme je ne crois d’ailleurs pas à un accord définitif qui aurait lieu dans trois mois et qui serait tout à coup mis en œuvre. Le problème de la feuille de route c’est qu’elle n’a qu’un pilier, c’est une espèce d’unijambiste. Et aucune des deux parties au fond n’a intérêt à commencer la feuille de route. Je vois donc Genève comme un instrument de travail pour la troisième phase de la feuille de route que je souhaite commencer avant la première sans pour autant la mettre en œuvre avant deux-trois ans. Je crois à la complémentarité entre la méthode « Camp David » (on s’enferme et on sort avec un accord) et la méthode du processus, mais l’une sans l’autre n’a aucune chance.
AFIDORA : On a parlé de diplomatie parallèle, était-ce vraiment une diplomatie parallèle ou y avait-il tout de même des contacts avec les gouvernements, n’étaient-ce pas des « galops d’essais » ?
Alexis Keller : C’est une bonne question. Il faut distinguer le côté palestinien du côté israélien. Du côté palestinien, sept ministres ont signé l’accord de Genève, le président Arafat de l’époque était tenu informé de ce qui se passait. Pour moi il était très clair que du coté palestinien il y avait un aspect officiel. Du coté israélien, il était tout aussi clair pour nous que le groupe de Yossi Beilin n’était pas représentatif politiquement parlant, raison pour laquelle nous avons fait appel à des militaires de très haut rang (une dizaine ou douzaine de signataires de Genève sont des militaires de très haut rang dont l’ancien chef d’Etat Major de l’armée israélienne). Nous avons compensé la non représentativité des politiques du coté de la délégation israélienne par des militaires israéliens et des membres de l’appareil sécuritaire de l’Etat hébreu (l’ancien numéro deux du Mossad a signé l’accord). Diplomatie parallèle oui et non mais ça n’a jamais été notre intention, nous n’avons jamais voulu ennuyer qui que ce soit. Nous avons tout simplement voulu terminer une fois pour toute l’exercice de Taba (à Taba les deux parties sont arrivées très près d’un accord mais n’ont pas conclu) pour voir de quoi aurait l’air sur le papier un accord. L’idée de Genève était de terminer les accords de Taba.
AFIDORA : Un an et demi après Genève, ces accords ont-ils permis une avancée, êtes-vous satisfait ?
Alexis Keller : C’est la vieille histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Je pourrais vous citer de multiples raisons qui font que je ne suis pas satisfait. Mais je pourrais aussi vous en citer de multiples qui font que je suis satisfait. Prenons le verre à moitié plein. Je crois que Genève a changé la manière dont on parle de ce conflit, je crois, comme me le disait encore récemment un ministre israélien en exercice actuellement « », sous entendu, Genève représente plus ou moins le règlement définitif qui sera sur la table. Il y aura sûrement des ajustements mais les principes de Genève représentent aux yeux de tout le monde le modèle pour le règlement définitif. Donc première satisfaction : est entré dans le langage politique israélien et palestinien, Genève, qui est devenu incontournable (cf : Dov Weiglass, le conseiller d’Ariel Sharon, qui a mentionné Genève comme moteur pour le Premier Ministre Ariel Sharon d’avancer dans son option Gaza). Nous avons fait bouger les choses, et ça même nos plus grands détracteurs nous le concèdent. Nous avons fait bouger le gouvernement israélien, en prenant position contre, mais nous avons fait bouger. Comme on dit en anglais « », nous les avons obligés non seulement à réagir mais à venir avec quelque chose, ce quelque chose a été Gaza. Je ne suis pas en train de dire que Gaza n’était pas déjà dans les cartes, c’était clair mais nous avons donné un sérieux coup d’accélérateur à l’option Gaza. Deuxième satisfaction concrète : nous avons peu à peu changé la manière de parler de la solution des deux Etats. Et troisième satisfaction, nous avons montré un modèle pour la phase numéro trois de la feuille de route. Maintenant est-ce que c’est assez, sûrement pas, mais je ne dirais pas que ce n’est rien. Encore une fois, ce qui est important c’est que même les plus grands détracteurs de Genève, et il y en a beaucoup, reconnaissent que l’on peut dire qu’il y avait un avant Oslo et un après Oslo et que maintenant il y a un avant Genève et après Genève.
AFIDORA : Vous percevez donc le retrait de Gaza comme une étape de Genève ?
Alexis Keller : Il ne faut pas se braquer sur Genève. D’ailleurs quand je suis aux Etats Unis, je ne parle pas de «Genève » mais de « ». Si jamais l’option de Gaza a lieu, je souhaite que ce soit la première étape, non point vers Genève, mais vers un processus qui nous mène enfin à la solution des deux Etats - mais je suis plutôt pessimiste. Donc encore une fois, Genève est un instrument de travail pour penser concrètement la solution des deux Etats.
AFIDORA : Venons en à des questions plus générales et géopolitiques. Depuis octobre 2003 (signature des accords de Genève), les choses ont beaucoup évolué : réélection de Bush, élection de Mahmoud Abbas, situation en Irak, vision du Grand Moyen-Orient de Bush, comment voyez-vous cette nouvelle donne et son impact sur le conflit israélo-palestinien ?
Alexis Keller : Je pense profondément que le président américain est acquis à la solution des deux Etats, je ne fais pas partie de ceux qui croient que la réélection de Bush est une catastrophe pour la région en tout cas pour le conflit israélo-palestinien. Je serais même plutôt d’un avis contraire pour la simple et bonne raison que le président américain ne va pas commettre les erreurs de son père. Il a la capacité d’exercer de très fortes pressions sur les deux parties. Le voudra-t-il ? on le saura bientôt. Est-ce qu’il va vouloir user de tout son poids pour véritablement faire avancer les choses et imposer quelque chose aux deux parties, ça personne ne le sait et je suis plutôt sceptique. Deuxième élément de réponse : il est clair qu’avec la mort d’Arafat et l’élection d’Abou Mazen, il y a une « fenêtre d’opportunité ». Est-ce que cette fenêtre d’opportunité sera saisie par les Américains, les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes, je ne sais pas, je suis plutôt pessimiste parce que je suis arrivé à la conviction que le Premier Ministre Israélien Ariel Sharon a une vision des deux Etats qui est totalement incompatible avec un accord de paix. Je respecte par ailleurs l’homme, mais je crois qu’idéologiquement il n’est pas prêt à franchir un certains nombre de frontières sans lesquelles je ne vois pas un accord possible.
AFIDORA : Vous n’êtes donc pas de ceux qui pensent que « Sharon a changé » ?
Alexis Keller : Je pense qu’Ariel Sharon a compris deux choses : premièrement, le temps ne joue pas en faveur d’Israël, en termes démographiques, Israël va y perdre son âme ; deuxièmement la situation actuelle ne peut pas durer indéfiniment. De là à dire qu’il est prêt à « lâcher » sur Jérusalem, non. Or je suis intimement convaincu, que sans un accord sur Jérusalem, il n’y aura jamais de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Je pense qu’ Ariel Sharon est prêt à aller jusqu’à « l’offre Barak 1 » qui était la première offre que Barak a faite à Camp David, il n’ira pas plus loin ; et cela est tout simplement inacceptable pour les Palestiniens. Il y a donc un problème ! Peut-être que je me trompe, je l’espère, mais je ne le crois pas. L’homme a compris qu’il ne pouvait pas tout garder mais il n’est pas prêt à aller jusqu’à un certain point dans la restitution.
AFIDORA : Ariel Sharon est donc un obstacle à la paix ?
Alexis Keller : Je ne suis pas de ceux qui stigmatisent les uns ou les autres. Le problème n’est ni Ariel Sharon ni Mahmoud Abbas, mais le problème est que voici deux gouvernements qui sont prisonniers d’une idéologie. Sharon est complètement prisonnier de la vieille idéologie issue de Jabotinski. On ne peut pas comprendre Ariel Sharon sans tenir compte de son passé, de son histoire, et de sa formation idéologique. Je crois qu’Israël a besoin d’un Yitzhak Rabin et je ne le vois pas être cet Yitzhak Rabin. Yitzhak Rabin avait eu cette fameuse phrase « il faut négocier avec les terroristes la journée comme si ce n’était pas des terroristes et les pourchasser la nuit comme si c’était des terroristes », c’est un homme qui avait très bien compris.
AFIDORA : La vision du Grand Moyen-Orient de Bush…
Alexis Keller : Je ne comprends pas très bien cette vision. Dire que l’on est pour la promotion de la démocratie au Moyen-Orient, nous sommes tous d’accord. Simplement, promouvoir la démocratie partout dans le monde, d’accord, mais deux questions subsidiaires : quel type de démocratie, et comment ? Je ne suis pas certain que la manière qui ait été employée jusqu’à maintenant soit la bonne ! Encore une fois, nous souhaitons tous une Grand Moyen-Orient démocratique, mais les moyens pour y arriver me paraissent mal définis pour l’instant. Je ne suis pas certain que ce soit réellement une vision, j’ai le sentiment que ça relève un peu du slogan. En tout cas, ma conviction est qu’il n’y aura pas de régimes démocratiques dans cette région, sans que le conflit israélo-palestinien ne soit réglé avant.
AFIDORA : Quel rôle percevez-vous pour les Etats-Unis et l’Europe dans la résolution du conflit ?
Alexis Keller : C’est très simple, sans les Etats-Unis il n’y aura pas de paix dans cette région du monde, tout simplement parce que les Etats-Unis sont la seule puissance en laquelle les Israéliens ont confiance, et sont les seuls sur le plan militaire à pouvoir garantir la sécurité d’Israël et véritablement la mise en œuvre d’un tel accord. L’Europe est hors-jeu, elle ne peut jouer qu’un petit rôle, celui de payeur afin notamment de contribuer financièrement à la reconstruction de l’Etat palestinien. L’Europe n’a pas les moyens militaires de son ambition politique.
AFIDORA : Ne pensez vous pas que pour redonner un rôle aux organisations internationales, et notamment à l’Organisation des Nations Unies, une refonte du mode de fonctionnement est nécessaire ?
Alexis Keller : Oui je le crois, je ne suis pas un spécialiste de l’Organisation des Nations Unies et de son fonctionnement donc je ne sais pas comment. Mon impression de lecteur de journaux est qu’effectivement l’institution est malade à bien des égards, notamment dans son fonctionnement au sein du Conseil de Sécurité. Le débat à venir au sein des Nations Unies concerne le fameux siège permanent à l’Allemagne et au Japon. Je ne vois pas que l’on puisse les exclure indéfiniment d’une organisation qui date de l’après Deuxième Guerre Mondiale. C’est le défi politique des Nations Unies pour ces prochaines années, qui est une véritable refonte de son mode de fonctionnement, mais encore une fois je ne suis vraiment pas un spécialiste. Petit point subsidiaire, je ne pense pas que l’Organisation des Nations Unies ait un rôle majeur à jouer dans le conflit israélo-palestinien, pour une raison simple : l’Organisation des Nations Unies n’a absolument pas la confiance des Israéliens. Je reste sceptique sur la capacité des Nations Unies à véritablement participer à un processus de paix. Je veux bien concevoir que les Nations Unies, comme l’Europe, participent à la mise en place d’un accord préalablement négocié sous les auspices des Etats-Unis. Je ne vois pas l’Organisation des Nations Unies intervenir dans le processus de négociations, je ne vois pas les Israéliens l’accepter.
AFIDORA : Du côté palestinien oui…
Alexis Keller : Bien sûr , historiquement parlant, le droit international est l’arme des faibles, donc le faible dans la négociation que sont les Palestiniens ont intérêt à internationaliser au maximum les négociations et la résolution du conflit.
AFIDORA : Pour terminer, vous m’avez paru au cours de cet entretien plutôt pessimiste, n’est-ce qu’une impression ?
Alexis Keller : Non effectivement, c’est sûrement parce que j’ai appris à être lucide dans la région. Je ne suis pas convaincu que les deux parties parlent la même langue. La vision de la paix qu’a le gouvernement israélien est encore à des années lumières de la vision de la paix qu’a le gouvernement palestinien, d’où mon pessimisme. Tout le monde veut la paix dans cette région, le problème c’est que lorsqu’on la définit, ce n’est pas le même contenu. Vient se greffer une deuxième raison à mon pessimisme : je vois le temps passer et la solution dite des deux Etats s’en aller. Je reviens du Moyen-Orient, quand vous parlez dans les rues palestiniennes, les gens ne croient plus à la solution des deux Etats. Ils préfèrent attendre, souffrir encore vingt-cinq ans et il sera impossible alors à Israël de dominer six ou sept millions de Palestiniens dans ce petit espace de pays et là il y aura un véritable problème. Il y a une date de péremption à la solution des deux Etats que je situe à deux ans. Si dans vingt-quatre mois il n’y a pas un accord définitif, cette solution là en tout cas est terminée.
AFIDORA : Ce qui jouera en défaveur des Israéliens…
Alexis Keller : Oui, à long terme je ne vois pas tellement le temps jouer en leur faveur. Le problème est le suivant : soit Gaza se fait dans l’ordre avec une certaine coordination, à des conditions acceptables pour les Israéliens et pour les Palestiniens et au fond c’est un embryon d’Etat palestinien qui ouvre la porte à l’étape suivante et c’est une bonne chose. Soit, et c’est ce que je crains par dessus tout, il y a un retrait de Gaza puis un arrêt de toutes formes de négociations pour les dix ans à venir. A termes le temps joue contre Israël. Sur le long terme, Israël a beaucoup plus à gagner d’une paix que les Palestiniens pour toute une série de raisons ; internes : les Palestiniens vont continuer démographiquement à se développer ; régionales : je n’exclue pas que l’Iran ait un jour l’arme nucléaire, que d’autres puissances se dotent de l’arme biologique, ce non-accord avec les Palestiniens sera alors une casserole à traîner en permanence ; internationales : depuis deux ou trois ans en Israël les relations économiques se sont nettement dégradées avec leurs partenaires. Israël ne sera jamais totalement en sécurité sur le plan local et régional si ce problème là n’est pas réglé.
Alexis Keller conclut en insistant bien sur le fait que tout accord de paix reposera sur un renoncement de part et d’autre : pas de droit au retour pour les Palestiniens, les quartiers arabes de Jérusalem doivent passer sous souveraineté palestinienne. Sans ce compromis, aucune paix n’est possible.
Propos recueillis par Laura Tolub
1 commentaire. doit en passer par une repentance de l'islam à l'égard - des juifs et.... - des chrétiens et... - des non croyants, comme il y a eu repentance après 2000 ans des chrétiens à l'égard des juifs, ce qui est conforme à la marche de l'histoire au sens de l'expansion de la mise en oeuvre "des Droits de l'Homme égalitaires et fraternels" dans le monde et qui suppose ce monde au préalable capable d'accepter l'autre dans sa différence (NB: le combat pour l'instauration "très à la mode du politiquement correct" des démocraties dans le monde musulman -certes souhaitable- doit en passer d'abord par là pour être efficace sinon on arrivera à des théocraties qui entretiendront le fanatisme religieux pour mille ans en remplacement des dictatures et monarchies parfois d'inspiration laïque comme en Irak, soit le résultat inverse de ce que l'on voudrait, car la démocratie ne pourra réellement prospérer dans le monde qu'avec l'apaisement des antagonismes religieux entretenus "qui restent tribaux (c'està dire sans partage) " dans les mentalités). (NBbis: Ce n'est pas parce que l'Occident a majoritairement décidé de faire (à raison ou non et ce n'est pas le débat) de la religion une pratique privée (...qui appartiendrait au passé et dont la raison moderne pourrait ou peut se passer ?) qu'il doit être tabou d'évoquer la réalité et la puissance des guerres d'origine religieuse dans les médias occidentaux !) Comment procéder pour que l'Islam (les Islam sunnnite, et chiite iranien) se repente? En réalité c'est très simple : Il suffit (!) de rappeler que le TEXTE DIVIN du Coran, qui s'IMPOSE aux musulmans véritables AVANT TOUTE INTERPRETATION HUMAINE SURAJOUTEE (Hadits,etc..), dit qu'Allah accorde EXPLICITEMENT Israel aux Juifs (c'est à dire à leur souveraineté politique) par exemple Chapitre XVII sourates 100 à 104.... car on l'oublie....et à en faire la PUBLICITE - par les AUTORITES UNIVERSITAIRES d'abord - ET OU RELIGIEUSES COMPETANTES ensuite si l'on peut dire... - et bien sûr les MEDIA puis de diffuser cela aux peuples en "terre d'islam" par les Radios et TV (sur le modèle de la libre circulation (des hommes et) des idées suite aux accords d'Helsinki conclus seulement en 2 ans en Aout 1975) Dans ce domaine, il y a un Prix Nobel de la Paix à gagner à la clé, par un groupe d'Universitaires (éventuellement religieux) exégètes des trois livres saints des 3 monothéismes (pour faire court) et une fondation qui les soutient financièrement pour moderniser les islams figés au 7ième siècle dans des islams réformés qui abandonnent l'interprététion qu'en font les hadits (humains) erronés pour les besoins politiques de l'islam de l'époque - "conquérant" des autres (par "prosélythisme" mais aussi "jusque par l'épée")comme l'a fait le christianisme - et "sectaire" pour les siens(interdisant d'en "sortir" sinon jusqu'au prix de sa vie).... et il faut commencer par là. La résolution du conflit devra passer qu'on le veuille ou non par le dialogue inter-religieux (il faut le reconnaître que l'on soit soi même croyant ou pas) et par la fin de l'endoctrinement dans l'islam (sunnite ET chiite iranien)au nom d'Allah à la haine de l'autre, infidèle (croyant), voire mécréant (non croyant), donc au contraire par l'acceptation égalitaire de l'autre dans ses différences (et pas comme, soit condamné à mort (!), converti, dhimmi ou assimilé) et même en son sein sectaire (accepter l'apostasie) On consacre suffisamment de moyens pour faire la guerre : à quand une fondation pour prix nobel de la paix pour montrer que la pensée humaine réinterprétant Allah avant 2 nouveaux millénaires (suivez mon regard) peut, sans canons, faire FONDAMENTALEMENT la paix (religieuse) entre les hommes de bonne volonté ? Malraux avait raison sur le 21 ième siècle qui sera (inter)religieux (et pacifié) ou ne sera pas (armagedon nucléaire des fanatiques iraniens) ? Albert75 Posted 2005-08-26 12:28:40 |
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| Dernière mise à jour : ( 18-05-2006 ) | |
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