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07-10-2008
 
 
Elections israéliennes: points de repères Version imprimable Suggérer par mail
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26-03-2006

Elections israéliennes

Points de repères 

27/03/2006 

   Demain se tiendront les très attendues élections israéliennes. Quelle majorité pour diriger l’Etat Hébreu? Avec le vide laissé par la disparition de la vie politique israélienne d’Ariel Sharon toujours entre la vie et la mort, et après l’arrivée au pouvoir du Hamas en Palestine, Kadima est le grandissime favori (36 sièges, contre 18 aux travaillistes de Peretz et 14 au Likoud de Netanyahou selon un dernier sondage de la télévision Channel 10).

Alors que les Israéliens ont pour la première fois une alternative crédible au Likoud et au parti Travailliste, le scrutin semble davantage passionner la communauté internationale que les électeurs.   
 


i

Le système électoral israélien : 

Chiffres clés :

  • Droit de vote : 18ans
  • Droit d’être élu : 21ans
  • Nombre de votants : 5 014 622
  • Nombre de centres électoraux : 8 280
  • Nombre de centres électoraux dans les représentations diplomatiques : 92
  • Nombre de sièges à la Knesset : 120
 Système de représentation à la proportionnelle : à partir de 2% des votes, le nombre de sièges est déterminé par le pourcentage des votes obtenu. A la demande du Président, le parti majoritaire doit alors désigner le Premier Ministre. Afin d’assurer la stabilité du gouvernement, les négociations s’engagent afin de former une coalition rassemblant plus de 60 sièges. A l’image des élections européennes en France, les sièges sont attribués en fonction d’une liste préétablie par les partis. Pour un parti obtenant 20 sièges, ce sont ainsi les 20 premiers noms de sa liste qui accèdent à la Knesset.
Pour l’élection à venir, il est à noter que la loi est restrictive à l’encontre des députés en place se représentant sous les couleurs d’un autre parti que celui sous lequel ils avaient étés préalablement élus. Kadima s’est heurté à ce particularisme et a dû batailler afin de pouvoir représenter les anciens députés du Likoud ou du parti Travailliste.  
 
Les grandes partis israéliens :  
 
Pour l’élection à venir, il est à noter que la loi est restrictive à l’encontre des députés en place se représentant sous les couleurs d’un autre parti que celui sous lequel ils avaient étés préalablement élus. Kadima s’est heurté à ce particularisme et a dû batailler afin de pouvoir représenter les anciens députés du Likoud ou du parti Travailliste.  
 
Les grandes partis israéliens :  
 
Pour l’élection à venir, il est à noter que la loi est restrictive à l’encontre des députés en place se représentant sous les couleurs d’un autre parti que celui sous lequel ils avaient étés préalablement élus. Kadima s’est heurté à ce particularisme et a dû batailler afin de pouvoir représenter les anciens députés du Likoud ou du parti Travailliste.  
 
Les grandes partis israéliens :  
 
Kadima : le parti formé en novembre 2005 par Ariel Sharon, rejoint par Shimon Peres au lendemain de sa défaite face à Peretz à la tête du parti travailliste, caracole depuis décembre en tête des sondages. Au centre de l’échiquier politique israélien, il concilie – ou fait le grand écart selon les avis – anciens députés du Likoud et du parti Travailliste et créée une alternative politique crédible autour d’un projet principalement orienté vers la création de frontières reconnues pour l’Etat d’Israël et ancré sur la conviction que la paix et la sécurité pour Israël repose sur l’unilatéralisme. Fort du soutien de la communauté internationale et ayant bénéficié d’une vague de sympathie suite aux graves problèmes de santé d’Ariel Sharon, Kadima est donc le grand favori du scrutin. Privé d’Ariel Sharon, Kadima a réussi à rassurer les électeurs traditionnels du Likoud  et à convaincre 70% des Israéliens de la nécessité d’un retrait unilatéral de certaines implantations en Cisjordanie. Ehoud Olmert, présenté par ses adversaires comme un technocrate sans expérience, est-il cependant capable de mener les opérations unilatérales qu’il promet avec le même succès que son mentor ? Comment composer avec le parti Travailliste de Peretz ? Quels compromis devra-t-il accepter ? Tout dépendra de l’ampleur de son avance.  
Ses grandes figures :
    • Ehoud Olmert
    • Shimon Peres
    • Tzipi Livni
    • Avi Dichter
    • Meïr Shetrit
    • Shaoul Mofaz

 
Le Parti Travailliste – Meimad : avec l’arrivée à sa tête d’Amir Peretz, le parti a mis la barre à gauche et renouvelé son discours (et ses rangs). Ancien syndicaliste, il met l’accent sur le social et séduit dans les milieux défavorisés arabes ou druzes, mais se heurte aux vieux bastions ashkénazes Travaillistes (Peretz étant le premier dirigeant séfarade du parti Travailliste. Sur le plan de la politique étrangère, la colombe Peretz s’est rapprochée de Kadima en admettant la solution unilatérale en l’absence de partenaire crédible pour le dialogue. Son credo : le retour aux frontières de 67 et le retrait de toutes les implantations de Cisjordanie (se démarquant de fait d’Ehoud Olmert qui a jurer aux colons…). Peretz a sans conteste redonné des couleurs au parti Travailliste, mais souffre du départ fracassant de Peres. Alors que cette fin de campagne est marquée par le débat autour des problèmes sociaux, Peretz pourrait cependant réussir à imposer certaines réformes (dont l’adoption d’un salaire minimum de 1000$) dans le cadre des tractations avec Kadima en vue d’une coalition gouvernementale.  

Ses grandes figures :

    • Amir Peretz
    • Isaac Herzog
    • Ophir Paz-Pines
    • Avishay Braverman
    • Youli Tamir 

  

Le Likoud : l’ex-parti d’Ariel Sharon désormais conduit par Benyamin Netanyahou ne semble par parvenir à sortir la tête de l’eau suite à la création de Kadima et au départ de nombreux cadres. Ni l’arrivée au pouvoir du Hamas, ni les affaires de corruption qui affectent l’entourage d’Ariel Sharon et d’Ehoud Olmert ne lui profitent. Pourtant, Netanyahou a fait le ménage dans un parti dont l’image était ternie par la corruption et par la toute puissance de son comité central. De fait, la branche extrémiste du Likoud a été évincée et le choix de la liste de députés pour les élections n’échoit plus au Comité Central, mais aux militants. Netanyahou a par ailleurs, une fois n’est pas coutume, axé sa campagne sur la sécurité fustigeant le projet de retrait de Kadima, la mollesse de Peretz et la filiation Olmert-Sharon.  Bibi Netanyahou doit malgré tout faire face à un électorat défavorisé qui lui reproche des réformes économiques douloureuses, creusant les inégalités et semble plus que jamais dans la tourmente.  

 

    Ses grandes figures : 

    • Benyamin Netanyahou
    • Silvain Shalom
    • Moshé Kahlon
    • Gilad Eirdan
    • Gideon Saar

  

Mafdal – Union Nationale : ce parti réunit la droite religieuse et nationaliste hostile au démantèlement des implantations de Gaza et surtout au projet de poursuite de ces retrait unilatéraux. Ils espèrent prendre des voix à droite au Likoud pour imposer leur présence au gouvernement en cas de victoire du parti de Netanyahou.  

    Ses grandes figures :

     

    • Benny Elon
    • Zevouloun Orlev
    • Zvi Hendel
    • Effi Eitam
 
 Meretz : le parti dirigé par Yossi Beilin, qui s’est fait connaître de la communauté internationale par son « initiative de Genève » lancé avec Yasser Abed Rabo, n’a qu’une influence négligeable. Taxé d’extrême gauche, il œuvre pour l’égalité des droits des minorités (arabes, communauté gaie) et prône le retour aux frontières de 67. Il semble cependant être un partenaire naturel du parti Travailliste.  

 

Shass – Agoudat Israël : ce parti orthodoxe a également souffert de problèmes de corruption et a perdu son chef. Eli Yshaï souhaite que son parti soit une alternative au parti Travailliste, mais son camp semble dépourvu de véritable ligne politique et prêt à s’allier au parti qui lui permettra par ses subventions d’entretenir son réseau scolaire. Quant à Agoudat Israël (pendant ashkénaze du Shass séfarade), il devrait reconduire ses habituels députés (5) et perpétuer sa politique conciliante tant que les exigences de son électorat (subventions scolaires…) sont remplies. 

 

Le Shinouï : agressif à l’encontre des ultra-religieux, ce parti dit centriste est en déroute, les sondages ne le créditent pas de la barre fatidique des 2%.  
 
Les partis arabes : ces partis n’ont pas réussi à s’entendre. Il y a donc de fait fort à parier que ces partis habituels victimes du vote utile, payent ces discordes en n’envoyant aucun député pour la future Knesset, 
  

Rappel historique : 16 Knesset, 29 gouvernements

1ère Knesset

      • 1er  et 2ème gouvernement : David Ben-Gourion (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)

2ème Knesset

      • 1er  et 2ème gouvernement : David Ben-Gourion (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)
      • 3ème  et 4ème gouvernement : Moshe Sharett (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)
3ème Knesset
      • 1er  et 2ème gouvernement : David Ben-Gourion (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)
4ème Knesset
      • Gouvernement : David Ben-Gourion (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)
5ème Knesset
      • 1er  gouvernement : David Ben-Gourion (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)
      • 2ème et 3ème gouvernement : Levi Eshkol (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)
6ème Knesset
      • 1er gouvernement : Levi Eshkol (Parti des Travailleurs d’Eretz Israël)
      • 2ème gouvernement : Golda Meir (Travailliste et Mapam : Alignement)
7ème Knesset
      • 1er gouvernement : Golda Meir (Travailliste et Mapam : Alignement)
8ème Knesset
      • 1er gouvernement : Golda Meir (Travailliste et Mapam : Alignement)
      • 2ème gouvernement : Yitzhak Rabin (Travailliste et Mapam : Alignement)
9ème Knesset
      • Gouvernement : Menahem Begin (Likoud)
10ème Knesset
      • 1er gouvernement : Menahem Begin (Likoud)
      • 2ème gouvernement : Yisthak Shamir (Likoud)
11ème Knesset
      • 1er gouvernement : Shimon Peres (Travailliste)
      • 2ème gouvernement : Yisthak Shamir (Likoud)
12ème Knesset
      • 1er et 2ème gouvernement : Yisthak Shamir (Likoud)
 13ème Knesset
      • 1er gouvernement : Yisthak Rabin (Travailliste)
      • 2ème gouvernement : Shimon Peres (Travailliste)

 14ème Knesset

  
      • Gouvernement : Benyamin Netanyahou (Likoud)  
15ème Knesset
      • 1er gouvernement : Ehud Barak (Travailliste)
      • 2ème gouvernement : Ariel Sharon (Likoud)
      • Gouvernement : Ariel Sharon (Likoud)

 

A la veille des élections et au terme d’une campagne terne, la victoire semble promise au parti Kadima du premier ministre Ehud Olmert. Les interrogations portent principalement sur l’ampleur de la victoire de Kadima dont dépendra la future coalition et ses modalités, ainsi que sur l’abstention qui pourrait être supérieure à 30% dans un pays où la participation est traditionnellement forte.   

Benoit Decourt 

 

1 commentaire.
 1. Sans titre
Visiteur, Unregistered
article très intéressant..
 Posted 2006-03-28 11:10:40
Merci pour vos commentaires !
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Dernière mise à jour : ( 25-10-2006 )
 
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