| Les Israéliens géniteurs des kamikazes ? Sûrement pas. |
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| 24-09-2003 | |
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Les Israéliens géniteurs des kamikazes ? 25/09/2003 Sûrement pas. Dans un article paru dans le quotidien Maariv, Amnon Dankner se propose de donner les clefs de la lecture du « phénomène kamikaze ». Sa position est celle de la critique. Il condamne plusieurs aspects du phénomène kamikaze : - Le kamikaze n’appartient plus au genre humain. En d’autres mots, son acte le rejette au niveau de la bestialité (le kamikaze perd l’estime et la valeur de la vie). - Le kamikaze est celui qui choisit la voie du désespoir, de la destruction et par-dessus tout de l’autodestruction. - La société palestinienne est collectivement responsable. En effet, aucune manifestation publique a ce jour n’a encore témoigné d’un quelconque refus populaire de ce phénomène. Faut-il alors croire que l’ensemble des Palestiniens consent et donne son aval à des tels actes ? Ainsi, sa thèse principale peut se résumer en quelques mots : aucune souffrance même insoutenable (et je veux bien croire que celle des Palestiniens est INSOUTENABLE tout comme celle des Israéliens d’ailleurs) ne peut justifier la barbarie kamikaze. Mais il est fort regrettable de constater que cette condamnation de la société suicidaire palestinienne se trouve bien isolée dans nos pays occidentaux. On entend bien souvent, trop souvent d’autres positions faussées et illusoires. Ainsi, certains analystes politiques, relayés par les journalistes, ont tenté de trouver des justifications à ce phénomène kamikaze. Ils ont cherché les raisons « légitimes » qui poussent les Palestiniens à se faire sauter avec leurs ceintures d’explosif dans le but de tuer le maximum de population civile israélienne. Il s’agit donc, selon ce discours « pro palestinien » il va s’en dire, d’une action témoignant de la Résistance d’un peuple acculé à sacrifier sa vie. Les Palestiniens n’auraient donc plus rien à perdre excepté leur vie. En effet, ce serait la seule et unique solution qu’il leur resterait pour se défendre de l’occupation du «colonisateur » israélien. Ce sont donc les Israéliens qui pousseraient les Palestiniens à se transformer en «martyre » et à mourir « héroïquement » pour la patrie (j’avais jusque là pourtant une autre conception de l’héroïsme patriotique). Ce n’est pas la contre bande israélienne ou le Mossad aussi pendant que l’on y est qui fournit et finance les explosifs aux kamikazes ? Ce discours est absurde. Tout d’abord, ne perdons jamais de vue que les victimes des kamikazes se sont les Israéliens. De plus, Israël n’a jamais repoussé l’adversaire dans son dernier recoin. C’est là qu’il devient dangereux : quand il n’a rien à perdre. « Mais on a toujours quelque chose à perdre, sa culotte, sa face ou le prochain repas devant la télé » (phrase de Raphaël Jerusalmy tirée de son livre Shalom Tsahal ). Pour ce qui est de la société palestinienne en général, on est en droit de se demander si elle ne cherche pas à perdre pour de bon la chaise des négociations. Les Palestiniens ont donc choisi la voie kamikaze non pas comme un ultime recours mais plutôt comme une stratégie et c’est celle de la « facilité ». Ainsi on peut expliquer le succès de ce phénomène par au moins trois raisons : - C’est l’arme du pauvre. Face aux chars et aux canons israéliens c’est la seule arme qui fonctionne efficacement en faisant le plus de dégât et de barbarie. - C’est l’arme de la terreur : Cette arme s’attaque à des civils, se sont les plus vulnérables. Elle terrorise la population israélienne qui n’ose plus entrer sans crainte dans un bus, une pizzeria ou une boîte de nuit. - C’est l’arme du « naïf » : Les recrus kamikazes miroitent leur future mise sur le devant de la scène. Ils rêvent de devenir un mythe ou du moins un héros national. Leur action va enrichir leur famille, et quant à eux ils sont certains d’aller au paradis retrouver de charmantes jeunes filles vierges ! Mais les Palestiniens ont d’autres alternatives pour faire entendre leurs voix que celle du suicide suicidaire et criminel : - Ils ont le choix de se comporter en humain. - Ils ont le choix de garder espoir en la paix. - Ils ont le choix de bâtir une société démocratique. - Ils ont le choix de croire en des valeurs constructives et porteuses. Finissons en de cette culture kamikaze, elle n’est bonne qu’à enterrer davantage la paix. Un attentat kamikaze, ce sont des représailles israéliennes de plus et le cercle vicieux de la violence qui n’en finit plus. Soyons humain et asseyons-nous dignement à une table de négociation. Leslie Palti |
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| Dernière mise à jour : ( 30-08-2005 ) |
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