| La crise irakienne : un bilan, trois ans après la chute de Saddam |
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| 06-07-2006 | |||||||||||||||||||||||||||
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La crise irakienne : un bilan, trois ans après la chute de Saddam 07/07/2006 Introduction La visée de cet article est de dresser un bilan de l’action américaine en Irak en matière de peace-keeping et peace-building, trois ans après la fin des hostilités armées. Pour recadrer le débat, il s’agit d’opérer un retour sur la chronologie des événements : - Au moment de l’intervention, l’Irak subit un régime de sanctions qui perdure depuis août 1990, survit plus ou moins à travers le programme « pétrole contre nourriture » en vigueur depuis 1996 (résolution 986), et refuse le retour des inspecteurs de l’Organisation des Nations Unies (ONU) chargés de contrôler le démantèlement des armes de destruction massive irakiennes. - L’opération « Iraqi Freedom » est lancée le 20 mars 2003 par une coalition rassemblée autour des USA, et justifiée par la présence supposée d’Armes de Destruction Massive (ADM) et les liens hypothétiques qu’entretiendrait le régime de Saddam Hussein avec Al Qaïda. L’ONU est contournée, l’opposition de certains alliés européens, avec la France en première ligne, reste lettre morte.- En avril 2003, le régime baasiste chute, ce qui permet à George W. Bush d’annoncer la fin des opérations militaires (et donc le début de l’occupation) le 1er mai suivant. L’ONU confère quant à elle d’importants pouvoirs à la coalition pour l’administration provisoire du pays et lève les sanctions qui pèsent sur l’Irak. - A partir de cette date, les membres de la coalition désormais épaulés par l’ONU, notamment à travers la MANUI (Mission d’Assistance des Nations Unies pour l’Irak, r.1500, août 2003), entament une course contre la montre pour la reconstruction du pays, tandis que les conditions de sécurité se dégradent rapidement pour les occupants comme pour les civils irakiens. Pendant trois ans, les rangs de l’insurrection vont grandissant, avec un élargissement de leurs bases de recrutement, dans un contexte de succession des autorités provisoires. - Enfin, le 23 avril dernier, après des mois de marchandages, le Conseil des Représentants élus le 15 décembre 2005 par la population irakienne a désigné l’exécutif de la nouvelle République irakienne. C’est un Kurde, Jalal Talabani (UPK), qui est réélu à la présidence de la République, tandis que Nouri al Maliki,chiite, prend le poste de premier ministre et que Mahmoud Al Mashhadani, sunnite arabe, devient président du Conseil des représentants. Le nouvel exécutif dispose de 30 jours pour former un gouvernement, que la coalition espère d’union nationale. Cette nouvelle étape du processus politique apparaît à la coalition comme l’aboutissement de trois ans de reconstruction et l’occasion de commencer à désengager ses forces armées et son personnel. On verra cependant que l’effort de reconstruction a été chaotique et hasardeux, avec des résultats peu convaincants, et qu’il laisse l’Irak dans une situation d’instabilité préoccupante. Certes, l’Irak sous Saddam n’était ni démocratique ni économiquement prospère, mais l’insurrection irakienne a fomenté un état de chaos en aucun cas comparable à l’ère de Saddam. La généralisation des cycles de violences nuisent à la stabilité politique et économique nécessaire à une reconstruction efficace. Encore faudrait-il que cette reconstruction soit partie sur de bonnes bases.
Malgré les appels de ses alliés, les Etats-Unis ont refusé de confier la gestion de l’après guerre aux Nations Unies après la chute du régime irakien le 9 avril. Mais face aux problèmes de sécurité, les Etats-Unis sont obligés de faire des concessions et de concéder un rôle plus important à l’ONU : c’est la résolution 1483 du 22 mai 2003. La résolution entérine la prise de contrôle de l’Irak par la puissance occupante, dénommée désormais l’Autorité Provisoire de la Coalition, qui se voit confiée la reconstruction de l’Irak, l’exploitation des ressources pétrolières et l’organisation en coopération avec l’ONU d’un processus politique. La situation sur le terrain s’avérant de plus en plus difficile pour les Américains : l’ONU est donc timidement réintroduite avec la nomination d’un Représentant spécial, qui coordonne l’action des Nations Unies en Irak. En réalité, ce n’est qu’avec l’adoption de la résolution N° 1500 le 14 août 2003 que l’ONU est « réhabilitée »,». Une « Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq » est créée pour une période initiale de 12 mois (personnel civil de 300 personnes).
- un gouvernement formé d’Irakiens exilés - un gouvernement dirigé par des fonctionnaires civils des Nations Unies comme au Kosovo ou au Timor-Oriental - une occupation militaire similaire à celle en Allemagne et au Japon après la Seconde Guerre Mondiale. Durant la première année de l’Irak post-Saddam, la prédominance des institutions américaines et la mise à l’écart des acteurs irakiens montre bien que c’est finalement la dernière solution , celle de l’occupation militaire, qui a été choisie. - l’ORHA (Office of Reconstruction and Humanitarian Assistance) dirigé par le géneral Jay Gardner. - remplacé par le CPA (Coalition Provisional Authority) en mai 2003 dirigé par Paul Bremer A noter que celle-ci souffrait de graves dysfonctionnements internes : manque de coordination, roulement constant des personnels civils, inexpérience de la plupart d’entre eux… -le Conseil Intérimaire de gouvernement (juillet 2003) En juin 2004, avec le transfert de souveraineté vers un gouvernement provisoire irakien, le Conseil intérimaire et le CPA sont dissous. Très peu d’Irakiens participent à l’élaboration de ce processus de transition, cette tendance à l’exclusion sera confirmée par la suite. - Hausse du sentiment anti-américain - Impression pour les Irakiens que le meilleur moyen d’améliorer leur sort ne passe pas par un processus politique.
-Le parti Baas Le parti Baas est considéré comme l’instrument de gouvernement de Saddam. Pour les Etats-Unis, on ne peut envisager un Irak démocratique si les membres du Baas sont toujours actifs. La débaasification a lieu sous l’autorité de Paul Bremer. Il s’agit de purges systématiques des membres du parti Baas dans toutes les administrations. Elle a des effets catastrophiques : 500 000 personnes sont interdites d’emploi public et mises au ban de la société. Etant donné que l’adhésion au parti Baas était ,sous Saddam, le seul moyen pour accéder aux bourses d’études, aux diplômes et à la fonction publique, la débaasification a deux conséquences principales : - la purge apparaît comme une punition collective injuste - le départ des personnels à compétences techniques et institutionnelles -les Sunnites Les Sunnites ont largement souffert du processus de débaasification. En effet, le CPA a fait une assimilation entre les membres du parti Baas et les Sunnites en général. De plus, l’instauration d’une démocratie défavorise les Sunnites puisque la majorité sera forcément chiite. Les élections étaient perçues par les Sunnites comme un moyen de porter les Chiites au pouvoir et de les punir. Alors que les forces américaines se sont déployées dans des villes sunnites comme Mossoul ou Ramadi pour permettre aux populations de voter, 1% des Sunnites ont effectivement participé au vote en janvier 2005. -l’opposition en général Les Etats-Unis ont fait le choix de l’option « tout sécuritaire ». La priorité est à l’élimination par la force des opposants armés sans aucune tentative de concertation ni de négociation avec les différentes milices. Les Etats-Unis se sont aliénés une large frange de la population par cette stratégie d’exclusion. Face à l’aggravation de la crise irakienne et à la détérioration des conditions de sécurité sur le terrain, Washington a dû remettre en cause les fondements de sa stratégies et accélérer le processus de transition aux autorités nationales.
Le choix d’un processus exclusif de reconstruction, principalement dans le domaine politique, a contribué à renforcer l’illégitimité des institutions issues de l’occupation aux yeux des Irakiens (ou du moins d’une frange majoritaire de la population), ce qui a eu pour conséquence directe d’augmenter la contestation et donc l’insécurité dans le pays. Aussi, selon le décompte réalisé par l’ Iraqi Coalition Casualties, le nombre de morts américains a clairement augmenté lors de la deuxième année de l’occupation, alors même que le pays était censé ne plus être en guerre.
- Tout d’abord, les Irakiens initialement choisis par la coalition pour préparer la transition démocratique appartiennent à l’opposition au régime de Saddam Hussein en exil, et n’ont pas été en contact direct avec les réalités politiques irakiennes depuis des années. Ils ont fondé des partis et projeté la reconstruction du pays depuis l’Iran, la Grande Bretagne, les Etats-Unis, sans connaissance pratique du terrain, et surtout sans disposer de soutiens au sein de la population irakienne. Des personnalités comme Ahmad Chalabi ou Iyad Allaoui, peu représentatifs, ont d’ailleurs été immédiatement soupçonnés de défendre leurs propres intérêts et ceux de l’occupant plutôt que ceux de l’Irak. - Ensuite, les institutions créées par les forces de la coalition, et qui devaient assurer le gouvernement de l’Irak jusqu’à la tenue d’élections, ne détiennent qu’une souveraineté factice, au nom d’une légitimité contestable. La création d’une suite de gouvernements provisoires va entretenir l’illusion de l’appropriation.
- Le 30 janvier 2005, les Irakiens élisent ainsi une assemblée de 275 députés, chargée de désigner un exécutif et de rédiger un projet de Constitution. 60% des électeurs inscrits participent au scrutin, mais le boycott sunnite et l’abstention due à l’insécurité réduisent la légitimité des élus. - La participation reste haute lors du référendum sur la Constitution, le 15 octobre 2005, et lors des élections législatives du 15 décembre dernier, remportées par la majorité chiite. Force est donc de constater que la reconstruction politique de l’Irak s’effectue à travers un processus d’appropriation bâtard. - la fragmentation de la société irakienne en communautés religieuses/ethniques hermétiquement séparées les unes des autres, au détriment de l’union nationale, - le partage du pouvoir qui découle d’un système confessionnel, avec une distribution des fonctions gouvernementales et des emplois publics proportionnelle au poids de chaque communauté (à redéfinir avec les évolutions démographiques, entre autres facteurs d’instabilité), et toutes les luttes de pouvoir et les risques de corruption/népotisme que cela entraîne, sans parler de l’accumulation délétère de rancunes dues à la marginalisation de certaines communautés minoritaires, - la recherche par les communautés d’appuis extérieurs auprès de puissances intéressées, afin de renforcer leur influence dans le jeu politique, ce qui aboutit à la défense (en échange de l’appui extérieur) d’intérêts qui ne correspondent pas à ceux de la nation prise dans son ensemble, et qui fragilise le pays en favorisant les ingérences et le transfert de rivalités internationales dans l’espace national.
- L’Islam est institué en religion d’Etat et source principale de la loi, les deux langues officielles sont l’arabe et le kurde - l’Irak est un Etat fédéral, fortement décentralisé, avec une autonomie substantielle accordée au Kurdistan, - le système est parlementaire et sera bicaméral à terme… B. La montée des tensions communautaires
- l’insurrection - les anciens membres des services de sécurité et de l’armée - les groupes criminels, anciens gangs profitant de l’insécurité - le triangle sunnite : aire au Nord Ouest de Bagdad, où subsiste un puissant réseau de patronage lié à Saddam. - les mouvements islamistes, comme par exemple Ansar al Sunna, ayant des liens avec al Qaida - les djihadistes étrangers : si l’administration américaine ne cesse de stigmatiser cette frange de l’insurrection, leur proportion réelle est sujette à caution : sur les 1000 prisonniers de Falloujah, seul 5% étaient étrangers. Après une première phase de faible organisation et de faible coordination, l’insurrection irakienne entre mi-2004 dans une phase de consolidation. Avec les offensives simultanées contre Fallouja et l’imam Moqtada Sadr, on croit à un front uni en lutte contre l’occupation américaine. Mais très vite, les rivalités l’emportent. L’insurrection converge de plus en plus autour du référent sunnite : avec tout un spectre de revendications dont les deux principaux pôles sont le nationalisme, patriotisme et l’islamisme djihadiste appelant à la restauration du califat. En tout état de cause, il est clair que les groupes armés s’appuient de plus en plus sur un discours islamiste pour légitimer leur action et on assiste à une prolifération de différents mouvements radicaux salafistes (pour plus de détails, cf le rapport de l’ICG, In their Own Words: Reading the Iraqi Inqsurgency). A partir de mai 2005, l’insurrection est de plus en plus organisée et coordonnée, et surtout de plus en plus confiante face aux multiples annonces redéploiement des troupes américaines et les difficultés du gouvernement irakien. - les milices - les milices kurdes, du PDK et UPK, les peshmergas - les milices chiites, notamment les Brigades Badr liées à l’Assemblée suprême de la révolution islamique (ASRII) d’Abd el Aziz al Hakim fondées en Iran en 1982 et soutenues par Téhéran. elles sont devenues très liées au ministère de l’Intérieur notamment sous Bayan Jaber Solagh. Elles sont soupçonnées de déployer des « escadrons de la mort », contre les sunnites et sont également impliquées dans la récente affaire de torture de prisonniers sunnites dans les prisons irakiennes. - les milices locales très nombreuses - les forces armées irakiennes
Historiquement, les rivalités confessionnelles ont parfois été instrumentalisées mais ne sont pas un trait structurant du paysage politique irakien. L’héritage du régime de Saddam est mitigé : au départ, le parti Baas était au départ un régime purement laïc. Toutefois, la logique confessionnelle a peu à peu été introduite, et par la suite, les Chiites et les Kurdes ont subi la répression du régime de Saddam, à tel point que les Kurdes ont dépassé leur rivalités internes et ont développé un nationalisme ethnique clair et affiché. En tout état de cause il est clair que les plus de trente ans de régimes autoritaire ont sapé les forces politiques traditionnelles, comme l’illustre l’échec du parti laïc d’Iyad Allawi lors des dernières élections. Dès lors, les allégeances se sont recrées autour de la confession, ou de la tribu. La religion est devenu la principale source de mobilisation, et le prêche du vendredi à la mosquée est une source fondamentale influençant profondément les orientations politiques des Irakiens. Aussi, il semblerait que le confessionnalisme s’est peu à peu imposé aux leaders comme mode de gestion du politique : les chiites et kurdes s’étaient déjà construit en tant que minorités, et ont par la suite introduit le confessionnalisme. La tâche a été plus difficile pour les sunnites, qui ne se sont jamais positionnés en tant que minorités, et doivent à présent s’imposer dans ce nouveau champ politique polarisé.
A l’échelon inférieur, dépendant de l’IRMO, se trouve le PCO (Project and Contracting Office). Il est chargé de coordonner les entreprises impliquées dans la reconstruction, mais du fait de la succession des organes gestionnaires, le suivi des projets est largement insuffisant. De même, les « coups d’éclat » sont souvent privilégiés aux réalisations plus utiles (cf. achèvement de la bibliothèque de Kerbala avec 500 000 titres, DVDs et connexions Internet) Ainsi, le FMI et la Banque Mondiale ont estimé à 55 milliards de dollars le montant total de la reconstruction en Irak, dont 17,5 milliards pour le rétablissement des infrastructures et du service public au niveau d’avant guerre. Or, la coalition comptait sur la reprise des exportations de pétrole pour financer la reconstruction.
Ainsi, sous Saddam, on comptait 190 entreprises publiques avec 650 000 employés. La plupart, du fait de la vétusté des infrastructures et des pillages et destructions occasionnés par la guerre est destinée à fermer. Or, les repreneurs potentiels sont découragés par l’insécurité ambiante. Qui plus est, la privatisation a contribué à accroître ce climat d’insécurité en créant du chômage et en alimentant la contestation anti-américaine. Or, cette solution a pu donner l’impression d’un pays vendu aux firmes étrangères, en particulier aux firmes américaines. Selon le décret du CPA n° 39 (septembre 2003) : « la propriété par les Investissements Directs Etrangers est autorisée dans tous les secteurs sauf le pétrole et la propriété terrienne ». Une concession de 40 ans est alors accordée aux entreprises étrangères, avec l’autorisation de bénéfices illimités et détaxés. Quant aux entreprises irakiennes, elles sont peu impliquées, ou alors dans des tâches très modestes. Ce sont surtout des contractants étrangers qui s’occupent de la reconstruction. Ceux-ci sont au maximum encouragés à employer des prestataires de service locaux, mais ce n’est pas une obligation.
-L’insécurité La violence retarde la reconstruction et accroît ses coûts. Qui plus est, les employés des entreprises prestataires de services sont pris pour cible, ce qui aggrave d’autant plus la situation d’insécurité. En mai 2004, la majorité des travailleurs étrangers avaient quitté le territoire. -Le chômage Il est difficile d’évaluer avec exactitude l’ampleur du chômage, mais les taux oscillent entre 25% et 50% de la population active. Il est lié à la débaasification, le démantèlement des entreprises publiques, la faible implication des entreprises locales dans la reconstruction Le chômage et l’insécurité se renforce avec le cercle vicieux suivant : insécurité - reconstruction incertaine - pas de travail- insécurité. -La dette La dette de l’Etat irakien était de 137 milliards de dollars en 2004, soit la dette pro capita la plus élevée au monde, ce à quoi il faut ajouter 28 milliards de dollars à payer au Koweït au titre des réparations de guerre. Le remboursement de la dette a été suspendu par l’ONU jusqu’en 2007 ; l’Irak continue à demander une réduction de 95%, ce que les Etats créditeurs ne sont pas prêts à accepter. -La corruption Ce ne sont plus les membres du parti Baas qui sont accusés de corruption mais les forces d’occupation et les membres de la nouvelle classe politique. Tous ces problèmes ont donc considérablement ralenti la reconstruction : ainsi, sur 2390 projets de reconstruction qui devaient être menés à bien à l’horizon 2008, seuls 200 étaient finalisés à l’été 2005.
Conclusion : Selon Denis Bauchard, chercheur à l’IFRI, trois scénarios sont envisageables quant à l’avenir de l’Irak, une fois le scénario de la transition démocratique idéale écartée: 3) Le statu quo et enlisement américain Or, une nouvelle fois, l’avenir sera majoritairement déterminée par les choix qui seront fait par les autorités en matière de peace building. Claire Despréaux, Tina Di Carmine, Claire Petit BIBLIOGRAPHIE : - LUIZARD Pierre-Jean, La question irakienne, Paris : Fayard, 2002. - ORR Robert C., Winning the Peace, Washington : CSIS Press, 2004 - PHILLIPS, David L., Losing Iraq. Inside the Postwar reconstruction Fiasco, New York : Westview Press, 2005. - Guerre et paix en Irak – Questions internationales n.16, Paris : La Documentation française, novembre-décembre 2005. - CHESTERMAN Simon, “Building a state in Iraq : is there a good precedent ?”, in Journal of International Affairs, Fall 2003, vol 57, n°1. - DODGE T., « Irak’s future, the aftermath of regime change », in Adelphi Papers, n.372, The International Institute of Strategic Studies, 2005. - LAFARGE Gabrielle, Novosseloff Alexandra, « La reconstruction de l’Irak aura-t-elle lieu ? » in Politique Etrangère, n° 2, été 2005. - LUIZARD Pierre-Jean, « Irak : du premier au second mandat » in Le Débat, n.126, septembre-octobre 2003. - PORTER Gareth, “The Third Option in Iraq : a Responsible Exit Strategy”, in Middle East Policy, n°2, Automne 2005. - POULIGNY Béatrice, CAPLAN Richard, « State building et sécurité internationales » in Critique internationale, n.28, juillet-septembre 2005. - ZEABAR Hoshyar, « Irak : la guerre civile n’aura pas lieu », in Politique internationale, n°110, hiver 2005/2006. - Site de l’Organisation des Nations Unies www.un.org - Site de l’United Nations Foundation www.unnationsfoundation.org , “UN involvement in Iraq”, 2005. International Crisis Group, The next Iraqi war: sectarianism and civil conflict?, Février 2006 International Crisis Group, In Their Own Words: Reading the Iraqi Insurgency, Février 2006 International Crisis Group, Reconstructing Iraq, September 2004. BEEHNER L, Iraq and Oil: Revenue-Sharing Among Regions, Council on Foreign Relations, 29 décembre 2005 PHILLIPS David L., Power Sharing in Iraq, Council on Foreign Relations Press, Washigton, 2005. BAUCHARD Denis, « Irak : scénarios pour le futur », in Actualités Moyen Orient Maghreb, IFRI, n° septembre 2005 OTTAWAY Marina, Back from the Brink : a strategy for Iraq, Carnegie Endowment for International Peace, Policy Brief 43, novembre 2006. Institut d’Etudes de Sécurité, Séminaire Iraq 2006- Taking Stock. MULLIT Greg, “Crude Designs: The Rip-Off of Iraq’s Oil Wealth”, Global Policy Forum. 1 commentaire. Réaction critique et publique: Merci pour une recherche poussée, pleine de faits, chiffres et de rationalité ; c’est de l’Afidora. Malgré ces qualités indiscutables (notamment de clairement dire que cette administration américaine était composée d’une bande d’incapables qui n’ont pas su être machiavéliens, chose qui est devenue une évidence, même pour ceux qui ont été comme moi plutôt favorables à l’intervention en Irak) qui font que j’ai vraiment bien aimé lire l’article, il y a plusieurs points faibles que je souhaite souligner : - dire que l’après Saddam a vu une recrudescence de la violence par rapport à l’époque de la dictature sans commenter équivaut à énoncer des faits de sorte à orienter, involontairement je l’espère, la pensée du lecteur vers un raisonnement du type : comparons « situation avec un nombre X de morts » à « situation avec un nombre Y de morts » ou X Posted 2006-07-19 20:00:43 |
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| Dernière mise à jour : ( 22-03-2007 ) | |||||||||||||||||||||||||||
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