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Barnavi et Boniface sont-ils d’accord ? 15/08/2003
Dans son édition du 7 août 2003, le journal Ouest France commente le livre de Pascal Boniface, ‘Est-il permis de critiquer Israël’, d’une manière qui prête vraiment à confusion.
Libre à l’auteur de l’article de reprendre à son compte les propos de Boniface, sans prendre vraiment de distance critique avec le contenu du livre. Il semble néanmoins que l’hypothèse selon laquelle ‘les amis français d’Israël […] ne supportent pas les informations jugées positives pour les Palestiniens et négatives pour les Israéliens’ est excessivement simplificatrice, surtout quand on sait qu’on pourrait aisément affirmer le contraire (il ne suffit que de visiter les site de l’Observatoire de la Presse sur la Palestine et le site de Vigie Média Palestine pour s’en convaincre). Le plus troublant reste néanmoins à venir. Comment un auteur d’un journal français reconnu peut-il suggérer, de quelque manière que ce soit, que l’ancien ambassadeur israélien, Elie Barnavi, et Pascal Boniface, aient pu être, dans ce débat précis, sur la même longueur d’onde ? Il est vrai que Barnavi, dans deux ouvrages récents, ‘La France et Israël, Une affaire passionnelle’, et ‘Lettre ouverte aux Juifs de France’, rappelait à la communauté israélite française que Israël n’avait pas toujours raison, malgré ce que pensaient les plus fervents supporters de l’Etat hébreu en France. Mais sous-entendre, à cause de cela, que les deux hommes partageaient la même opinion est plus qu’hasardeux. Car c’est oublier que Barnavi avait été le premier à réagir de manière virulente à l’article de Boniface, intitulé ‘Lettre à un ami Israélien’, paru dans le journal Le Monde du 3 Août 2001, et qui avait officiellement ouvert le dossier ‘Boniface’. A l’époque en effet, Barnavi y avait souligné ce qu’il considérait être de ‘l’hypocrisie’, l’ ‘implacable hostilité’, ‘les insinuation idéologiques’, et le vide politique de l’article. Dans son livre , La France et Israël, Barnavi répondra d’ailleurs à la question de Boniface, ‘Est-il permis de critiquer Israël’, avant même la parution de l’œuvre du directeur de l’IRIS. ‘ … Chaque fois que nous réagissons à une insulte, écrit Barnavi au sujet de Boniface, l’on fait mine de s’étonner, la main sur le cœur : « Est-il permis de critiquer Israël ?» Eh non, Messieurs les pharisiens, il n’est pas interdit de critiquer Israël, Dieu sait qu’on ne s’en prive pas en Israël. (…) La simple décence devrait pourtant interdire de calomnier Israël, de raconter n’importe quoi à son propos, de lui prêter des sentiments et des pratiques diaboliques et de remettre en cause son droit légitime à l’existence’. Dans une telle situation, affirmer à propos de Boniface et de Barnavi que ‘tous deux plaident pour une coexistence inéluctable entre deux peuples’ est peut-être juste, mais totalement hors-sujet par rapport au débat lui-même. Pire encore, affirmer cela constitue un lieu commun bien vague pour comprendre les tenants et les aboutissants du problème. Enfin, nous ne nous attarderons pas sur la nature de l’interpellation que fait Boniface (à AFIDORA, nous l’avons déjà fait, à de multiples reprises). Il est néanmoins déconcertant que le départ de Boniface du PS ne soit pas commenté avec plus de distance, et soit mis sur le même plan que la démission d’Alfred Grosser du conseil éditorial de l’Express. Dans les deux entités, au PS comme à l’Express, il y a eu un débat intense ; des explications et des idées ont été formulées. L’article n’en fait pourtant pas écho ; la thèse de Boniface reste reine. Jeremy Ghez
« Est-il permis de critiquer - Israël ? » Universitaire et spécialiste de géopolitique, Pascal Boniface pose la question: « Est-il permis de critiquer Israël ? » Il dénonce une ultrasensibilité des amis français d'Israël, intellectuels, hommes politiques de droite et de gauche, qui ne supportent pas les informations jugées positives pour les Palestiniens et négatives pour les Israéliens. Il dénonce leurs tentatives de manipulation de l'information, leurs moyens de pression actifs. L'ancien ambassadeur d'Israël à Paris, Élie Barnavi, avait déjà mis en garde ses amis juifs contre une radicalisation d'une partie de la communauté, en France.. L'occupation israélienne et l'Intifada ont des conséquences sur les juifs et les musulmans de France. Pascal Boniface a interpellé ses amis, sans excès. Mécontent de l'accueil qui lui a été fait au Parti socialiste, il a décidé d'en démissionner. Comme Alfred Grosser a démissionné du conseil éditorial de l'Express, pour les mêmes raisons. Est-il permis de critiquer Israël ? Par Pascal Boniface. Éd. Robert Laffont. 237 pages. 19 EUR.
1 commentaire. 1. Sans titreshisso aime', Unregisteredje viens de lire le resume' de votre reflexion mais je n'ai pas appronfondie totalement mes commentairesdans la mesure ou je ne suis pas en possession de cette ouvrage ,c'est pourquoi j'en pofite aussi pour dire que je viens de decouvrir monsieur pascal boniface dans les analyses sur les emissions a'la TV5 ASIE sur des questions strategiques et de relations internationales,passionne' de ces dernieres en tant qu'internationaliste,je voudrais correspondre avec vous dans les domaines de la defense, de la strategie en tant que domaine futurs de mes recherches de 3eme cycle . J'ose croire que mon interet sur vos analyses retiendra votre attention paticuliere. ' |