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24-07-2008
 
 
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04-01-2005

Ariel Sharon comme Yitzhak Rabin

07/01/2005

  

« La comparaison n'est pas noble, mais elle est si juste ! »
Stendhal (Souvenirs d'égotisme in œuvres intimes II)

 

            Comme le souligne le trois-quarts de couverture du dernier ouvrage de l’historien Pierre Milza, Napoléon III « a bien failli ne jamais se remettre de l’image qu’a donnée de lui Victor Hugo dans Les Châtiments ». Par application et extension à Ariel Sharon, diabolisé dans le monde arabe, quasi-systématiquement dévalorisé dans la presse européenne, comment ce dernier parviendra-t-il à restaurer une image de lui plus conforme à son statut de Premier ministre israélien, et son courage politique indéniable malgré des choix politiques et militaires évidemment critiquables ?

Certes, le titre de cet éditorial peut sembler provocateur et son sujet bien futile à l’heure où les regards sont tournés vers les eaux troubles des catastrophes d’Asie du Sud et sur les élections palestiniennes de ce dimanche. Pourtant, et malgré les préjugés, les similitudes de parcours entre Ariel Sharon et Yitzhak Rabin (prix Nobel de la Paix en 1994) sautent aux yeux…Nous verrons donc que l’écart de perception entre Yitzhak Rabin, que l’opinion générale classe dans la case des artisans de la paix, et Ariel Sharon, colonisateur belliqueux pour certains, n’est qu’illusion et que, comme bien souvent, la réalité est beaucoup plus nuancée.

Ces bribes de portraits croisés, de personnages avant tout motivés par des considérations pragmatiques et réalistes plutôt qu’idéologiques, visent à éclairer le parallélisme de destins d’hommes clés dans l’histoire récente et l’actualité des espoirs de paix israélo-palestiniens – aussi étrange que puisse paraître à certain l’association des termes « espoir » et « paix » au nom d’Ariel Sharon.

 

Les origines : Yitzhak Rabin fut le Premier ministre israélien natif de Palestine sous mandat britannique, sur le futur territoire israélien – à Jérusalem pour être précis. Ariel Sharon naquit quant à lui dans une coopérative agricole du désert du Néguev. Les parents de l’un comme de l’autre viennent d’Europe de l’Est : l’Ukraine pour Rabin, l’ancien Empire russe pour Ariel Sharon.

 

La formation : Tous deux s’engagent très tôt dans la Haganah, l’armée secrète des juifs de Palestine du mandat britannique, légèrement marquée par une idéologie de gauche.

Yitzhak Rabin intègre en 1945 l’unité d’élite des Palmach, organisation extrêmement égalitaire rassemblant les enfants des pionniers. Cette même année, un jeune sabra de vingt-huit ans, Igal Allon, pris la place du vieux Sadeh à la tête de ce bataillon. Rabin en gravira toutes les marches : colonel à vingt-six ans, commandant de la brigade Harel, grade suprême de chef d’état-major général en 1964.

Tout aussi téméraire mais beaucoup plus indiscipliné, Ariel Sharon se fit de même remarquer à la Haganah ; si bien qu’après des études d’histoires à Jérusalem au sortir de la guerre d’indépendance, il se voit, de simple chef de bataillon de réserve, propulsé par Mordehaï Makleff, et sur les conseils de Shaham (source : Tsahal, du colonel Henri Le Mire, 1986, Plon), au commandement de la fantasque Unité 101 spécialisée dans le combat de nuit dans le désert, tristement connue depuis Deir Yassine. Il n’a alors que vingt-cinq ans. Muté par Moshé Dayan auprès des parachutistes après le tollé international de Kybiah en octobre 1954, qui avait vu des maisons dynamitées alors que des Palestiniens s’y cachaient. Dayan se montre clément envers un Ariel Sharon indiscipliné et étiqueté « imprudent » depuis les lourdes pertes de Motta Gour infligées par les Egyptiens, mais qui aura inculqué à Tsahal « l’esprit de commando ». Ariel Sharon profite de la fin de la guerre pour étudier en Angleterre la stratégie militaire puis le droit à Tel Aviv.

Notre lecteur l’aura compris – si ce n’était déjà le cas : en Israël, c’est l’armée qui fait office d’ E.N.A. (Ecole Nationale d’Administration, ou antichambre française des hauts postes de la fonction publique et des canaux de décision politiques).

 

Le prestige : De ce fait, les audaces militaires contribuent en Israël à forger le mythe.

Avec Dayan, Yitzhak Rabin est à jamais « héros de la Guerre des Six Jours ». En 1967, il parvint à se remettre d’une terrible défaillance médicale pour co-diriger les manœuvres au cours de la campagne militaire de la Guerre des Six Jours de 1967, qui vit l'Etat hébreu prendre le Sinaï à l'Egypte, le Golan à la Syrie, Jérusalem-Est et la Cisjordanie au royaume de Jordanie. A noter que cette guerre fut déclenchée suite à la pénétration de quatre divisions égyptiennes dans le Sinaï, du retrait des Casques Bleus de l’O.N.U. (Organisation des Nations Unies) qui y étaient stationnées, ainsi que par l’annonce de la fermeture des incontournables détroits de Tiran sur le Golfe d’Aqaba, qui nuit au seul Etat d’Israël en empêchant l’approvisionnement en pétrole venant d’Iran, et non, contrairement au canal de Suez, à toutes les grandes puissances. Les annonces de liquidation de l’Etat hébreu sur Radio Damas ainsi que le ralliement de blindés irakiens et de commandos égyptiens précipitent l’histoire : pour Israël, la meilleure défense, c’est l’attaque…En 1984, c’est aussi Yitzhak Rabin qui, Ministre de la Défense au sein du premier gouvernement d’union nationale entre les Travaillistes et le Likoud de son ennemi politique juré, Yitzhak Shamir, conduit le retrait en ordre du sud Liban. Rabin conquit une base électorale précieuse et fidèle : les officiers de carrière, auprès desquels il a, jusqu’à sa disparition, joui d’un capital sympathie et d’un prestige hors norme.

Ariel Sharon fit quant à lui montre au grand public de son audace lors de la Guerre du Kippour en 1974 : il contourna la troisième armée égyptienne pour l’encercler. Il fallut l’intervention de la communauté internationale pour ne pas voir les militaires égyptiens mourir assoiffés dans le désert. Nul besoin de nous étendre sur cet épisode tellement celui-ci est ressassé. Précisons toutefois que ses méthodes lui valent l’admiration de la quasi-totalité des hommes politiques israéliens dont feu Yitzhak Rabin, pourtant travailliste. Alors Ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, le nom d’ Yitzhak Rabin ne fut pas associé au quasi-désastre militaire israélien que l’Histoire a retenu. C’est pour sa carrière politique une aubaine dont il tirera pleinement profit.

 

L’éthique : De retour des Etats-Unis en 1974 et à la tête du Parti travailliste, Yitzhak Rabin a semble-t-il oublié en Amérique le compte en banque de sa femme, Leah – ce qui est, en Israël, anticonstitutionnel à l’époque. Il démissionne sur le champ.

Ariel Sharon avait pour sa part été éclaboussé par l’opacité de la provenance de fonds visant à financer les primaires de 1999. Par ailleurs et très récemment, Gilad Sharon, le fils d’Ariel, a été pressenti pour jouer le premier rôle d’un feuilleton judiciaire le mettant en cause dans une affaire de commissions immobilières douteuses. Blanchie dans les deux affaires, et quand bien même présomption d’innocence il y a, la famille Sharon n’en doit pas moins ne plus faire parler d’elle dans les colonnes traditionnellement réservées aux ploutocrates des autocraties moyen-orientales, africaines et latino-américaines.

Assez étrangement et avec le recul, l’opinion pas plus que les adversaires politiques de nos protagonistes ne se servent de ces épisodes dans leurs argumentaires électoraux…Pour un paragraphe sur la nécessité pour le citoyen impliqué dans la vie politique de sa Cité de posséder une éthique, cliquez sur ce lien (analyse  intitulée « Tir Groupé ») et comptez quatre paragraphes depuis la fin de l’article.

 

L’amitié : Alors que son avenir au Likoud semble tout tracé en tant que membre à la (le Parlement israélien), Ariel Sharon est appelé par Yitzhak Rabin, alors Premier ministre travailliste, pour le conseiller sur des questions de défense. Les deux hommes se connaissent de longue date et s’apprécient: ils s’étaient rencontrés alors qu’ils faisaient partie de la Haganah. C’est le début d’une longue relation à l’ombre des projecteurs de caméras de télévision, qui conduit Ariel Sharon à rencontrer les plus hauts responsables travaillistes dont Shimon Peres, avec qui il se lie d’une sincère amitié également (point qui favorise explicitement la compréhension des grandes manœuvres actuelles). Ces liens manifestes n’empêchèrent pourtant pas Rabin de qualifier textuellement de « truc qui pue » les alliances des Travaillistes avec le Likoud…

 

Les erreurs : La liste serait interminable, pour Rabin comme pour Ariel Sharon. Mais opérons une sélection…Yitzhak Rabin est en déplacement aux Etats-Unis lorsqu’ éclate la première Intifada, en 1987. D’abord convaincu que le soulèvement ne durera pas, qu’il ne sera qu’un « feu de paille », il prône ensuite « l’utilisation de la force et des coups »…Et mettra sa promesse à exécution : inventeur de la politique dite de la « main de fer », le Premier ministre israélien d’alors fait usage de lois d’exception héritées du mandat britannique en Palestine pour – sans procédures juridiques – arrêter, expulser et emprisonner. Il prononça aussi un scandaleux « il faut leur briser les os », ce que certains soldats prendront au pied de la lettre…

En 1982, Ariel Sharon, alors Ministre de la Défense, dirige la campagne du sud Liban visant à libérer Beyrouth des terroristes palestiniens qui y sèment la terreur. Ariel Sharon ne s’interpose pas devant les milices chrétiennes, qui se dirigent tout droit sur les villages de Sabra et Chatila. La Cour Suprême israélienne reconnaîtra Ariel Sharon comme étant indirectement responsable du massacre – ce qui conduit ce dernier à démissionner. Depuis le début de la seconde Intifada, la « méthode » d’Ariel Sharon pour combattre le terrorisme pourrait se résumer de la manière suivante : à chaque attentat-suicide ou attaque, des représailles de l’armée ; à cela s’ajoute « la stratégie des têtes qui tombent » (cf. un point de vue ) visant à couper les organisations terroristes de leurs leaders pour les désorganiser. Si la presse européenne et du monde arabe nous présente volontiers la première stratégie comme diabolique, et digne d’une dictature, aucun de ces deux attributs ne nous semblent valables ; car pour nombre d’Israéliens, il s’agit de légitime défense – comme au cours des guerres de 1956, 1967 et 1973. Cette méthode a montré son efficacité, et, combinée à la présence du critiqué Mur de séparation et à la « stratégie des têtes qui tombent », contribue à la limitation des attentats-suicides à l’encontre des Israéliens, l’unique objectif d’Ariel Sharon étant, comme la plupart des Israéliens, la sécurité. Dès lors, pourquoi faire apparaître ces épisodes dans les erreurs ? Tout simplement parce qu’ Israël n’a pas su communiquer. Sans doute, en homme de la vieille école, Ariel Sharon agissait-il sans parler tandis que feu son homologue de l’Autorité palestinienne semblait plutôt parler qu’agir.

 

La rédemption : Conscient de ses maladresses et excès dans la répression du début de la première Intifada, Yitzhak Rabin prend la parole en 1988 pour expliquer à l’opinion israélienne que les Palestiniens en révolte ne sont « pas des terroristes » mais des nationalistes qui luttent contrent d’autres nationalistes, les juifs d’Israël. Il ajoute une phrase qui a contribué à le rendre éligible pour le prix Nobel de la Paix, reçu en 1994 : « la solution […] n’a pas de solution militaire ». Il met à exécution ses idées en faisant adopter en mai 1989 un plan de paix à la . Concernant les colonies, il change également son fusil d’épaule – lui qui paraissait pourtant si sensible aux arguments bibliques du « Grand Israël » : il gèle pendant une année le développement des implantations militairement non-stratégiques pour faire plaisir à George Bush père, puis, sincèrement convaincu que la fin de la Guerre du Golfe et de l’idéal communiste représentent une « formidable opportunité » de régler le conflit israélo-arabe, il attribue à toute la population palestinienne (un peu moins de deux millions de personnes), de Cisjordanie et de Gaza,  le statut d’autonomie personnelle. Il se dit aussi prêt à échanger certains territoires contre la paix. Il fut l’un des grands artisans des Accords d’Oslo, et l’image de sa poignée de main avec Yasser Arafat a fait maintes fois le tour du monde.

Mais c’est Ariel Sharon qui, malgré la bonne volonté d’Ehud Barak à Camp David II, commence le premier à mettre en pratique l’échange de territoires en question. Prévu pour l’été 2005 au mieux (début 2007 au pire), le retrait unilatéral de la bande de Gaza et de quatre colonies de Samarie (bibliquement jugée moins symbolique que la Judée dans l’imaginaire juif, la Judée-Samarie n’étant autre que peu ou prou la Cisjordanie) par l’armée israélienne marquerait définitivement comme bonne la volonté d’Ariel Sharon de faire la paix et de respecter la « Feuille de Route » définie par le composé des Etats-Unis, de la Russie, de l’Union Européenne et de l’O.N.U. Le Premier ministre israélien a fait preuve d’un grand courage politique pour une nouvelle fois, en opérant de grandes manœuvres politiques, ou changement de cap, l’ayant conduit à dissocier « son » Likoud du Likoud de la ligne dure, de l’utopie du « Grand Israël » pour reconstituer l’union nationale autour de son projet qui satisfait les Travaillistes de Shimon Peres. De ce fait, il est étonnant que ce Plan de Désengagement passe quelque peu inaperçu et, quand ça n’est pas le cas, fasse l’objet de commentaires relativement mitigés (cf. une analyse ).

 

La fin : On le sait suffisamment, Yitzhak Rabin fut assassiné par Igal Amir, un juif orthodoxe ultra-nationaliste, le 4 novembre 1995 sur la Place des Rois d’Israël à Tel Aviv. Et si Ariel Sharon est aujourd’hui dans sa soixante dix-septième année, des menaces de mort par les colons ultra-nationalistes et extrémistes juifs d’Israël ont été proférées pour mettre un terme à son projet de désengagement de la bande de Gaza. Interrogé pour savoir s’il portait un gilet pare-balle, Ariel Sharon aurait répondu qu’il n’en existe aucun à sa taille (source : Le Figaro, 21 octobre 2004, « Menace d’attentat contre Ariel Sharon » par Patrick Saint-Paul)…

 

 

 

Cette comparaison d’un « faucon de gauche », Yitzhak Rabin, envers lequel l’opinion fut relativement clémente, avec une « quasi-colombe de droite » (quasi- car sa priorité est d’abord la sécurité, ensuite la paix – enchaînement logique louable s’il en est), Ariel Sharon, évidemment critiquable mais globalement diabolisé à l’excès, montre à quel point les traits d’histoire communs de deux personnages ne suffisent à harmoniser les représentations que l’on se fait d’eux. Nous avions ouvert notre propos avec Napoléon III ; mais, bien que fustigé par Victor Hugo comme déshonorant la France républicaine, n’est-ce pas lui qui fit de Paris la vitrine de l’Europe ? Par analogie, Ariel Sharon sera-t-il, bien que fustigé par le monde arabe comme bourreau des Palestiniens, celui qui fera d’un probable futur Etat palestinien la vitrine démocratique pour le monde arabe ? Au lieu de jouer les Cassandre inutilement, allons donc observer le déroulement des élections palestiniennes…

 

Jeremy Fain

9 commentaires.
 1. Sans titre
Visiteur, Unregistered
smiley=think][smiley=think][smiley=think][smiley=think][smiley=think]zzzzzzzzzzzzz....
 Posted 2006-01-08 17:38:07
 2. enfin une comparaison entre deux faiseurs de paix
Visiteur, Unregistered
quel brio que d'oser dire ce que personne ne fait: tout le monde prétend que Rabin est l'unique grand chef d'état israëlien; alors que sharon est au moins à son niveau. Et c'est démontré en rappelant les faits et rien que les faits. Bravo!
 Posted 2006-01-09 03:59:44
 3. Outstanding
Visiteur, Unregistered
Just a brilliant article about the nuts and bolds of Ariel Sharon and his everlasting footprint on the Middle East. Congratulations to afidora.
 Posted 2006-01-12 22:40:44
 4. Rabin et Sharon sont de pauvres types
Visiteur, Unregistered
Rabin a fait croire aux peuples arabes que les sionistes étiez prêts à faire la paix. Sharon n'a pas fait dans la dantelle et a rasé pleins de maisons palestiniennes. Deux sales types finis.
 Posted 2006-04-09 04:38:41
 5. Sans titre
Lilie, Unregistered
[smiley=sad]
Partis aussi tous les deux juste au moment où la paix était à portée de main...
A la paix et au courage!
 Posted 2006-04-15 00:44:34
 6. 2 grands hommes au service de leur peuples
Visiteur, Unregistered
Bravo pour cet article qui démontre le mérite de ces 2 hommes. Des erreurs, des victoires, des doutes, des certitudes, des êtres humains en somme, mais toujours au service de leur peuple.
Si les dirigeants palestiniens s'étaient inspirés du sionisme, nous aurions deux états vivant en paix aujourd'hui. L'état palestinien aurait 'grandi' économiquement et son peuple vivrait de son labeur ... on peut rêver.
Aujourd'hui, la haine est le moteur des uns, la méfiance celui des autres. Je suis pessimiste.
[smiley=sad]
 Posted 2006-04-19 18:31:39
 7. Invitation
Visiteur, Unregistered
Je cherche à contacter l'auteur de l'article pour l'inviter à partager le fruit de ses recherches à une conférence interne à la communauté juive de Toulouse. Pourriez-vous m'indiquer son courriel et éventuellement numéro de téléphone ou celui de sa secrétaire?

Merci!

Monique
 Posted 2006-05-03 19:09:40
 8. Sans titre
Visiteur, Unregistered
il aurait fallut raser ta sale gueule aussi
 Posted 2006-05-04 23:31:58
 9. Réponse
AFIDORA, Unregistered
Chère Madame,

Vous pouvez contacter Jérémy, l'auteur de cet article, à l'adresse suivante:
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Je doute en revanche qu'il soit disponible en France avant le mois de septembre prochain.

Cordialement,

AFIDORA
Relations Publiques
 Posted 2006-05-04 23:50:25
Merci pour vos commentaires !
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Dernière mise à jour : ( 29-08-2005 )
 
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