Advertisement
Accueil arrow Analyses arrow Toutes nos Analyses arrow Israël, l’Etat le plus dangereux de la planète ? Une analyse espagnole biaisée
08-09-2008
 
 
Israël, l’Etat le plus dangereux de la planète ? Une analyse espagnole biaisée Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 
09-12-2003

 

Israël, l’Etat le plus dangereux de la planète ? Une analyse espagnole biaisée

10/12/2003


 
Le 6 Novembre 2003, peu après les résultats du fameux sondage réalisé par la Commission Européenne qui a fait  d’Israël l’Etat le plus dangereux pour la planète, El País a publié un article de M.Á Bastenier, intitulé “Territorios Por Paz” («Des terres en échange de la paix » – cliquez ici pour lire l’article en français, traduction AFIDORA). Le but de cet article est clair: démontrer l’objectivité et le bien fondé du sondage. Le problème est que (peut-être par inadvertance) l’auteur a commis quelques imprécisions ou légères inexactitudes. Il nous revient donc de les détecter et de les signaler à travers l’étude de certains passages.
 
 
VO “Es perfectamente argumentable, de otro lado, que cualesquiera las concesiones israelíes-devolucion de territorios-,una parte del movimiento palestino no se sentiría nunca satisfecho, puesto que su objetivo es el de la destrucción del Estado sionista, pero el tronco esencial del mismo, representado por la Autoridad Nacional y su presidente, Yasir Arafat, sí que aceptaba ese plan de Paz por Territorios, y sería la fructración de ver que no se avanzaba, sino que se retrocedía, con la colonización israelí, en la recuperación de los mismos, lo que llevaba al desencadenamiento del terrorismo suicida y masivo en 1996, y a la segunda Intifada de fin 2000.”
 
VF. “D’un autre côté on peut tout à fait argumenter que quelques soient les concessions israéliennes, en terme de dévolution de territoires, une partie du mouvement palestinien ne se sentirait jamais satisfait ; son objectif étant la destruction de l’Etat sioniste. Néanmoins l’essentiel du mouvement palestinien, représenté par l’Autorité Nationale et son président, Yasser Arafat, a accepté volontiers ce plan de « Paix contre territoires », et se trouve à présent frustré de voir, qu’avec la colonisation israélienne, on fait machine arrière et que les territoires ne sont toujours pas rendus ; ceci à provoqué le déchaînement du terrorisme suicide massif et la seconde Intifada de fin 2000.“
 
Ici, l’auteur  reconnaît à juste titre qu’il existe des mouvements, comme le Hamas ou le Djihad Islamique dont le seul but est de parvenir à la destruction totale d’Israël. Et que, dès lors, quelles que soient les concessions israéliennes, ces dernières ne mettront jamais fin au terrorisme palestinien; la cause de ce terrorisme étant un fanatisme niant à Israël le droit d’exister. Une fois avoir écrit ceci l’auteur s’empresse néanmoins d’affirmer plusieurs choses: 1) que la grande majorité des Palestiniens acceptent l’idée d’une paix modulo une récupération de territoire; 2) Arafat est le représentant de cette majorité; 3) qu’étant donné qu’Israël a poursuivi sa politique de colonisation, le peuple palestinien a exprimé son mécontentement à travers les deux Intifadas et les attentats que l’on sait. Les exemples les plus récents étant l’attentat du 9 octobre perpétré dans un restaurant populaire de Haïfa et celui du 19 Août quand un Kamikaze s’était fait explosé à Jérusalem dans un bus bondé d’enfants revenant du Mur des Lamentations.  
Il y a ici des choses vraies et des choses qui le sont moins.
Vrai: le fait que la majorité des Palestiniens soit en faveur de la paix. Le reste est plus critiquable. Parlons premièrement de Yasser Arafat. Non, Yasser Arafat n’a jamais réellement montré qu’il était pour la paix ni même d’ailleurs pour la création d’un Etat Palestinien; car si tel avait été le cas il n’aurait jamais refusé l’accord de Camp David de 2000 qui prévoyait la création de cet Etat auquel aspire la population palestinienne et, de plus, ne nierait pas aux Palestiniens le droit à une éducation libre de toute propagande anti-israélienne (les cartes de géographie ne mentionnent guère la présence de l’Etat d’Israël et les manuels d’histoire présentent en quelque sorte Israël comme une erreur historique)(Lire l’article AFIDORA  L'éducation: une arme fatale )
. Parlons à présent d’une relation qui existerait entre attentats suicides (ou Intifada) et colonisation: pourquoi l’auteur présente t-il le terrorisme et l’Intifada comme une conséquence de la “politique de colonisation” alors qu’il vient d’affirmer une ligne plus haut, et à juste titre, que les groupes terroristes ont pour seuls objectif la disparition de l’Etat d’Israël? Donc colonisation ou pas le terrorisme existe et sévit en Israël; on ne peut donc pas amputer à la colonisation le terrorisme. Peut-être que l’auteur voulait dire que la colonisation n’est pas directement liée au terrorisme mais qu’il l’alimente. En tout cas, tout ceci n’est pas très clair.
 
 
VO Ariel Sharon, eligido primer ministro en febrero de 2001, daba otra vuelta de tuerca a la situación, poniendo en práctica, como el presidente Bush posteriormente en Irak, el llamado castigo preventivo: la muerte a domicilio de los presuntos asesinos, unos más o menos probados y otros, simplemente, que estaban por alli.
 
VF “ Ariel Sharon, élu premier ministre en février 2001, provoqua un autre retournement de situation mettant en pratique, comme le fit plus tard le président Bush en Irak, ce qu’on appelle le châtiment préventif : la mort à domicile des assassins présumés, les uns plus ou moins avérés et les autres qui simplement se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. ”
 
Les Palestiniens visés par les “attentats ciblés” ne sont pas n’importe qui mais de hauts responsables des groupes terroristes qui planifient des attentats visant un maximum de civils israéliens. On comprend alors bien pourquoi le más o menos probados et le preventivo sont très gênants, surtout quand il s’agit de personnes qui ont pour la plupart (directement ou indirectement) des dizaines de morts sur la conscience. Contrairement à ce que l’auteur semble affirmer, ce n’est pas à l’appui de vagues soupçons que l’armée israélienne agit mais sur des renseignements fiables et avérés. Rappelons au passage que les services secrets israéliens amassent depuis des années de précieuses informations sur les réseaux terroristes (aussi bien en Palestine que dans les pays voisins), sur leurs modes de fonctionnement ainsi que leurs principaux responsables (à titre d’exemple Tsahal possède une « carte des infrastructures de Damas et sa région » qui lui a permit de localiser et de bombarder un camps d’entraînement après l’attentat suicide de Haïfa du 9 Octobre 2003).    En revanche l'auteur a eu raison d’affirmer que ces meurtres ciblés produisent souvent des dégâts collatéraux ; citons par exemple la mort d’individus se trouvant à proximité de la cible (y otros, simplemente, que estaban por alli.). Mais encore une fois c’est maladroit et l’on peut reprocher à l'auteur de n'avoir pas fait sentir la complexité de la situation: certes ces Palestiniens-ci sont, en tout état de cause, des victimes mais la question est de savoir s’ils sont les victimes de la stratégie israélienne de meurtres ciblés qui vise à tuer chez eux des terroristes qui sévissent en Israël (faute de pouvoir compter sur l’Autorité Palestinienne) ou de la stratégie des terroristes qui, faisant preuve de lâcheté, se cachent parmi la population au risque de menacer la vie d’un grand nombre de leurs compatriotes. La question reste entière.
 
 
VO "Y todo ello orlado de exacciones extremas sobre el pueblo palestino, como la demolición de viviendas por simple parentesco de sus moradores con los terroristas y, en general, una tentativa de rapar al cero los territorios ocupados."
 
VF “ Et tout ceci accompagné d’exactions extrêmes sur le peuple palestinien, comme la démolition des maisons par simple parenté de leurs habitants avec les terroristes et, d’une manière générale, d’une tentative de raser complètement les Territoires occupés."
 
L’auteur, ici, cite les destructions, par l’armée israélienne, de maisons appartenant aux familles des terroristes : c’est une pratique très controversée et qui mérite d’être mentionnée. Néanmoins, si ce dernier avait voulu être complet et exacte, il n’aurait pas manqué de dire que, très souvent, la famille du kamikaze ne dissuade pas ce dernier d’accomplir ce qui est devenu un rite macabre; au contraire, certains de ces kamikazes sont poussés par leur famille, soit directement, soit indirectement à se faire exploser (il existe dans un grand nombre de familles palestiniennes un réel culte du martyre) et celle-ci, en échange, en tire fierté et notoriété (à ce sujet je vous incite à consulter l’article intitulé Le culte du suicides chez les enfants palestiniens publié sur le site www.amb-israel.fr issu du Washington Post). Israël considère donc que les proches du kamikaze ont une certaine responsabilité dans les attentats perpétrés sur son territoire. Est-ce suffisant d’être coresponsable d’un attentat pour voir sa maison détruite ? Encore une fois la question se pose.
Ajoutons encore que cette pratique est de moins en moins possible car, contrairement à ce qui se faisait avant, le nom des kamikazes n’est plus rendu publique par les groupes terroristes. Donc conclure que le but de la politique de Sharon est de raser les Territoires occupés (una tentativa de rapar al cero los territorios ocupados) relève du fantasmatique.
 
 
 
VO “Finalmente, el líder israeli completaba el cuadro exigiendo a la Autoridad Palestina que liquidara los circuitos del terror como condición previa a cualquier negociación, que él mismo proclamaba que nunca llevaría a un desmantelamiento extenso de las colonias; es decir, reclamaba que la AP se embarcara en una guerra civil a cambio de no sabe qué, pero sí se sabe que muy poco.”
 
VF “Enfin, le leader israélien compléta le tableau en exigeant que l’Autorité palestinienne liquide les réseaux terroristes comme condition sine qua non a toute négociation ; alors que ce dernier proclamait qu’il ne mettra jamais en place un démantèlement complet des colonies. Autrement dit, il réclamait que l’AP s’embarque dans une guerre civile en échange d’on ne sait quoi  et de toute façon en échange de pas grand chose.” 
 

L’auteur semble, ici, être indigné de ce que Sharon demande à l’Autorité palestinienne de démanteler tous les réseaux terroristes avant d’entamer toute négociation. Le problème est qu’Israël a un devoir auprès de ces concitoyens, comme tout les Etats d’ailleur: le devoir de sécurité. Dès lors on ne peut pas négocier tant que des Israéliens meurent ou se retrouvent mutilés à cause d’un terroriste qui a fait exploser sa charge. Certes ce qui embête l’auteur c’est plutôt que Sharon ne semble pas prêt a démanteler toutes les colonies. Mais ce qui compte déjà c’est qu’il soit prêt à en démanteler une bonne partie comme le montre son nouveau plan de paix.

(lire à ce titre l’article Sharon Presents 3-Stage Peace Plan )


 et que, de son côté, Arafat n’a jamais entrepris l’éradication des réseaux terroristes. Contrairement à ce qu’affirme l’auteur, Arafat a tout à gagner à éradiquer le terrorisme pour la simple et bonne raison que stratégiquement cela obligerait Israël à poursuivre le démantèlement des colonies: la population Israélienne le réclamerait, la communauté internationale y compris les Etats-Unis le réclamerait. En ce qui concerne la guerre civile que provoquerait en Territoires palestiniens une éventuelle volonté d’Arafat de mettre fin aux réseaux terroristes (es decir, reclamaba que la AP se embarcara en una guerra civil) l’auteur suppose qu’une bonne partie de la population palestinienne soutient ce terrorisme: or cela va à l’encontre de ce qu’affirme l’auteur plus haut. Non le peuple palestinien n’est pas un peuple terroriste mais est un peuple otage des terroristes et d’une administration corrompue et complice.
 
On comprend bien qu’à partir de ces petites imprécisions qui amènent doucement mais sûrement l’auteur et les lecteurs à diaboliser Sharon, angéliser Arafat et justifier le terrorisme, on puisse conclure qu’Israël est le pays le plus dangereux de la planète. Et pourtant, c’est loin d’en être le cas.

 

Jean-David Sigaux


 
 
 Traduction de l’article.
 
Des terres en échange de la paix.

Par M.Á.BASTENIER. El País 06/11/03


            Cette formule bien connue était devenue un slogan: la paix en échange de terres. Les Palestiniens reconnaissaient la légitimité d’Israël, cessaient leur combat et l’Etat sioniste, en échange, évacuait les territoires qui devaient faire partie, un jour ou l’autre, d’une entité politique : la Palestine indépendante. Cependant, avec l’élaboration du plan de paix de Oslo, les termes ont progressivement changé, de manière qu’aujourd’hui ce qu’on négocie ce sont désormais des terres en échange de la paix. Les Palestiniens sont ceux qui devraient à présent renoncer à une grande partie de leurs terres pour qu’Israël accepte d’enterrer la hache de guerre. Et tout ceci mène évidemment à l’impossibilité de mettre fin à l’état de guerre qui sévit au Proche-Orient.
            La signature, en septembre 1993 à Washington, de l’accord sur l’autonomie palestinienne et sur la négociation d’une paix future, se fondait sur un remarquable quiproquo sans que les deux parties en soit cependant réellement conscientes. Israël avait bien l’intention de négocier avec l’OLP la répartition des Territoires occupés depuis la guerre de 1967 afin de pouvoir obtenir la paix sans avoir en échange à restituer l’intégralité des territoires en question ; les Palestiniens, eux,  puisque les textes prévoyaient le retrait intégral d’Israël, pensaient récupérer la Cisjordanie, Jérusalem Est et la bande de Gaza ; il s’agissait tout au plus de simple retouches de frontières négociés par les deux partie en présence.
            Le quiproquo était manifeste, mais l’un et l’autre préférèrent s’embarquer têtes baissées dans cette charade, persuadés qu’une nouvelle dynamique de paix rendrait poreuses les concessions de l’autre partie. Dans de telles circonstances, Israël poursuivit la colonisation de ces territoires forte d’une théorie qui ne faisait pas l’unanimité auprès de la communauté internationale et ni même à Washington ; celle qui affirmait que les résolutions 242 et 338 n’exigeaient pas retrait complet mais un retrait à la carte. En même tant que les négociations avançaient tant bien que mal, Israël rongeait la matière première de ces négociations, la terre palestinienne, ce qui rendait la paix littéralement impossible.
            D’un autre côté on peut tout à fait argumenter que quelques soient les concessions israéliennes, en terme de dévolution de territoires, une partie du mouvement palestinien ne se sentirait jamais satisfait ; son objectif étant la destruction de l’Etat sioniste. Néanmoins l’essentiel du mouvement palestinien, représenté par l’Autorité nationale et son président, Yasser Arafat, a accepté volontiers ce plan de « Paix contre territoires », et se trouve frustré de voir, qu’avec la colonisation israélienne, on fait machine arrière et que les territoires ne sont toujours pas rendus ; ceci à provoqué le déchaînement du terrorisme suicide massif et la seconde Intifada de fin 2000.
            Ariel Sharon, élu premier ministre en février 2001, provoqua un autre retournement de situation mettant en pratique, comme le fit plus tard le président Bush en Irak, ce qu’on appelle le châtiment préventif : la mort à domicile des assassins présumés, les uns plus ou moins avérés et les autres qui simplement se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Et tout ceci accompagné d’exactions extrêmes sur le peuple palestinien, comme la démolition des maisons par simple parenté de leurs habitants avec les terroristes et, d’une manière générale, d’une tentative de raser complètement les territoires occupés. Enfin, le leader israélien compléta le tableau en exigeant que l’Autorité palestinienne liquide les réseaux terroristes comme condition sine qua non a toute négociation ; alors que ce dernier proclamait qu’il ne mettra jamais en place un démantèlement complet des colonies. Autrement dit, il réclamait que l’AP s’embarque dans une guerre civile en échange d’on ne sait quoi  et de toute façon en échange de pas grand chose. Tout ceci a comme but la maturation d’une Palestine sans futur qui , un jour ou un autre, sous l’autorité d’un chef quelconque obligatoirement successeur d’Arafat , accepterait un transaction territoriale léonine. Et ceci ne peut pas non plus conduire à la paix.
            Alors quand Israël proteste contre les résultats d’une enquête récente effectuée à l’échelle européenne qui qualifie ce pays de grave menace pour la paix mondiale, chacun ferait bien de conclure qu’il se peut bien que toute la politique israélienne jusqu’à ce jour a quelque chose à voir avec l’opinion qu’ont les gens de ce pays. Et, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement de Sharon, ce n’est pas de l’antisémitisme ; c’est seulement que l’opinion européenne n’aime pas la politique de l’Etat juif. Et pourquoi cela doit-il en être autrement ?
 
 
 
L’article.
 

Territorios por paz de M.Á.BASTENIER . El País 06/11/03


“La conocida fórmula se había convertido en una mantra: Paz por Territorios. Los palestinos aceptaban la legitimidad de Israel, cesaban en su combate y el Estado sionista evacuaba los territorios para que en ellos se edificara una entidad política, presuntamente un día, la Palestina independiente. Pero, con el desarrollo del proceso de paz de Oslo, los términos han ido cambiando, de manera que lo que hoy tampoco se negocia es, en realidad, Territorios por Paz. Los palestinos son los que tendrían ahora que renunciar a gran parte de los territorios para que Israel aceptara la firma de la Paz. Y todo ello lleva a la patente imposibilidad de poner fin al estado de guerra en Oriente Proximo.
La firma del acuerdo de autonimía palestina y negociación de una paz futura, de septiembre de 1993 en Washington, se basaba en un fenomenal equívoco del que, sin embargo, las partes eran bien conscientes. Israel entendía que negociaba con la OLP el reparto de los territorios ocupados en la guerra de 1967, de forma que obtuviera la paz a cambio de la devolución de sólo una parte de los mismos; y los palestinos que, como en los textos firmados se basaba la solución de la retirada total israelí, iban a recuperar Cisjordania, Jerusalén-Este y Gaza con, a lo sumo, retoques fronterizos, negociados por las partes.
El equívoco era público, pero unos y otros prefieron embarcarse en aquella charada, confiando en que una nueva dinámica de paz les haría porosos a la concesión recíproca y santas pascuas. En semejante tesitura, Israel seguía colonizando esos territorios-almoneda amparándose en una teoría, que no respalda en el ancho mundo ni siquiera Washington, de que las 242 y 338 no exigen una retirada completa, sino que ésta puede ser a la carta. Mientras, a trancas y barrancas, se negociaba, Israel se iba comiendo la materia prima de la negociación, la tierra palestina, lo que hacía la paz, literalmente, imposible.
            Es perfectamente argumentable, de otro lado, que cualesquiera las concesiones israelíes-devolucion de territorios-,una parte del movimiento palestino no se sentiría nunca satisfecho, puesto que su objetivo es el de la destrucción del Estado sionista, pero el tronco esencial del mismo, representado por la Autoridad Nacional y su presidente, Yasir Arafat, sí que aceptaba ese plan de Paz por Territorios, y sería la fructración de ver que no se avanzaba, sino que se retrocedía, con la colonización israelí, en la recuperación de los mismos, lo que llevaba al desencadenamiento del terrorismo suicida y masivo en 1996, y a la segunda Intifada de fin 2000.
            Ariel Sharon, eligido primer ministro en febrero de 2001, daba otra vuelta de tuerca a la situación, poniendo en práctica, como el presidente Bush posteriormente en Irak, el llamado castigo preventivo: la muerte a domicilio de los presuntos asesinos, unos más o menos probados y otros, simplemente, que estaban por alli. Y todo ello orlado de exacciones extremas sobre el pueblo palestino, como la demolición de viviendas por simple parentesco de sus moradores con los terroristas y, en general, una tentativa de rapar al cero los territorios ocupados. Finalmente, el líder israeli completaba el cuadro exigiendo a la Autoridad Palestina que liquidara los circuitos del terror como condición previa a cualquier negociación, que él mismo proclamaba que nunca llevaría a un desmantelamiento extenso de las colonias; es decir, reclamaba que la AP se embarcara en una guerra civil a cambio de no sabe qué, pero sí se sabe que muy poco. Todo ello tiene como fin la maduración de una Palestina sin futuro para hacerla avenirse algún día, bajo cualquier jefe, pero siempre sucesor de Arafat, a una transacción territorial leonina. Y eso tampoco parece conducente a la paz.
            Cuando Israel protesta contra los resultados de una reciente encuesta de alcance europeo, en la que se le califica de grave amenaza para la paz mundial, alguien debería caer en la cuenta que puede que todo lo anterior tenga algo que ver con la opinion que refleja la consulta. Y eso, contrariamente a lo que dice el Gobierno de Sharon, no es antisemitismo; es que a la opinión europea no le gusta la política del Estado judío. Y por qué no ha de poderse?”.
 
 
 

2 commentaires.
 1. Sans titre
carbonne jean, Unregistered
je suis absolument d'accord avéc votre article isreal represente un danger non négligeable pour la paix ds le monde.les violations ds droits intenationaux sans que ce 'machin' l'onu n'ose ouvrire la moindre protestation.de peur que le'petit enfants gaté' de l'occident ne se fache!un autre pays aurait fait ça! ça on aurait vite brandi'sanction,menaces,preparatifes de guerreetc...oui israel et bousch represente un vrai danger pour l'humanité.
 Posted 2006-08-05 15:18:37
 2. Précision vis à vis de votre remarque
Visiteur, Unregistered
Bonjour,
je n'ai jamais affirmé ce que vous dites. Mon article tentait simplement d'analyser en détail un article de presse dont les conclusions et la ligne directrice me semblaient manquer de pertinence.
 Posted 2007-12-23 15:50:18
Merci pour vos commentaires !
Nom : Titre :
E-mail : Site web :
       [smiley=angry][smiley=cool][smiley=evil][smiley=happy][smiley=laugh][smiley=sad][smiley=shock][smiley=think][smiley=tongue][smiley=wink]
Commentaire(s) :
Dernière mise à jour : ( 30-08-2005 )
 
< Précédent   Suivant >
 
Top! Top!