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25-07-2008
 
 
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13-03-2007

 

Mont  du temple ou Esplanade des Mosquées : attention danger
 

Hébreu : בית המק / Har HaBayit ou Arabe: الحرم الشريف al-Haram al-Sharif

 05/03/2007

 

Un peu d’histoire …


Les éléments historiques ci-dessous sont empruntés à l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

 

        L'esplanade des Mosquées, est appelée Mont du Temple par les Juifs et les Chrétiens lorsqu’ils se réfèrent à l'Ancien Testament (François de Chateaubriand - Itinéraire de Paris à Jérusalem).

Sur l'Esplanade des Mosquées/Mont du temple se trouvent depuis le VIIe siècle deux haut lieux de l'islam : le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa. C'est le premier lieu saint du judaïsme et le troisième lieu saint de l'islam, après La Mecque et Médine. Le dôme du Rocher n'est pas une mosquée mais abrite un rocher qui pour les Juifs serait le lieu du sacrifice d'Isaac (fils d’Abraham, le père des Hébreux) et pour les Musulmans le point d'où Mahomet, serait en rêve monté au ciel, emporté par son cheval Bouraq et d'où il aurait rejoint le paradis quelques années après. Le lien entre le point de départ du prophète Mahomet et le sanctuaire du Mont du Temple est postérieur à la construction de l'édifice. Le Coran ne cite pas le nom de Jérusalem, mais il y est écrit que le prophète a voyagé vers une "mosquée lointaine" (en arabe, lointain se dit Al Aqsa).

C'est le site du premier puis du second Temple de Jérusalem. Le premier temple est détruit par Nabuchodonosor II en -586, marquant la date de l'exil des juifs à Babylone. Le second temple est détruit par Titus  en 70, à l'exception du mur Ouest, qui demeure, connu aujourd’hui comme le Mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains.

 

À l'arrivée des musulmans dans la ville de Jérusalem au 7ème siècle, les ruines du temple sont utilisées comme dépotoir, afin de concrétiser la prophétie selon laquelle pas une pierre ne resterait en cet endroit (Coran chapitre 17). Le calife et compagnon de Mahomet Umar ibn al-Khattab, horrifié de voir ce lieu saint dans un tel état, ordonne son nettoyage et y prie. Selon la même source, il ordonne la construction d'une mosquée à cet emplacement. La plupart des historiens médiévaux, en particulier le chroniqueur byzantin Theophanes Confessor et le Juif Simon ben Yohai, indiquent que cette action de Omar ibn al-Khattab est saluée par les Juifs de l'époque,  qui y voient la reconstruction du Temple de Jérusalem.

Histoire de 1860 à 1945

Suite à la forte immigration juive  l'anglais Montefiore, fonde l'école d'agriculture de Hvet-Israël. Le baron de Rothschild investit également, à partir de 1877, des sommes importantes dans l'achat de terres et la création de villages aux alentours de Jérusalem. A partir de 1898 se mettent en place les structures politiques et financières nécessaires à la reconstruction d'un Etat juif en Palestine. A la fin du siècle, l’on dénombre  19 villages exploitant 18.000 hectares de terres acquises par initiative privée.

Le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, qui est considéré comme le père du nationalisme palestinien utilise le festival d’al-Nabi, commémorant la défaite des croisés et la conquête de Jérusalem par le général kurde Sala'ah al-Din, pour encourager les émeutes anti-juives en avril 1920. Son message est simple : les juifs sont les nouveaux croisés et l’islam doit reconquérir Jérusalem. En 1936 il lance de véritables pogroms contre les communautés juives, y compris celles, comme à Hébron, qui sont non sionistes et présentes dans le pays depuis des siècles. Ces émeutes aboutissent à vider la ville de Hébron de ses Juifs. Les Anglais n’interviennent pas pour arrêter les émeutes et massacres, sauf là où les communautés juives se défendent.

Après avoir été élu mufti et pris le titre de chef suprême du conseil des musulmans, Haj Amin s’embarque sur un nouveau projet, celui de restaurer Al-Haram (Dôme du rocher) et Al-Sharif (Mosquée Al-Aqsa).

En procédant ainsi, Haj Amin espère attirer l’attention de millions de musulmans à la cause arabe en Palestine, et obtenir des gains matériels et financiers dans son combat contre la montée de la communauté sioniste en Israël, les représentants du conseil islamique voyagent à travers le monde pour récolter des fonds qui serviront à couvrir d’or Al-Haram (le dôme du rocher).

Un officiel britannique durant le mandat de Palestine  note un changement remarquable de psychologie, et un nouvel esprit de conquête des musulmans depuis la restauration du dôme.

Haj Amin prend aussi des photos qui font le tour des capitales avec l’étoile de David sur le dôme du rocher, dans le but de convaincre les musulmans d’un complot juif contre le site.

Histoire contemporaine :

Musulmans et Juifs s'accusent réciproquement de pratiquer des excavations dans le but d'endommager les monuments de l'autre camp. Chaque camp accuse également l'autre d'avoir des arrière-pensées idéologiques et de faire disparaître les vestiges des bâtiments de la première confession par des fouilles archéologiques.

Un Waqf (fondation religieuse islamique contrôlée par la Jordanie) assure la gestion des mosquées depuis la reconquête des Royaumes Croisés par les Musulmans. Israël a confirmé celui-ci dans ses fonctions après la conquête de Jérusalem-Est lors de la guerre des six-Jours (Accords de Wadi Araba).

En septembre 1996, une issue au nord du tunnel du Mur occidental, donc à l’extérieur du Mont du temple, est percée sur instruction du premier ministre Netanyahou. Cette opération a pour objectif, selon le gouvernement israélien, d’attirer plus de touristes vers le Mont du temple et d’affirmer sa fermeté concernant Jérusalem. Cela en dépit d’une décision du gouvernement Rabin s’opposant à cette ouverture, du fait de l’extrême sensibilité du lieu et de l’engagement d’une coordination avec l’Autorité Palestinienne. Dès l’ouverture, le ton monte entre les deux parties. Pour Israël, le tunnel et le mont (ou esplanade) incarnent le « socle d’Israël ». Pour les palestiniens il s’agit d’une atteinte intolérable contre leur religion et contre leurs lieux saints. Le président palestinien appelle à des manifestations de masse. Les émeutes durent cinq jours, seize soldats israéliens, et près de soixante-dix palestiniens sont tués pendant ces affrontements.

L’ouverture de ce tunnel provoque à posteriori, la crise la plus grave entre Israéliens et Palestiniens. En effet, alors que nous sommes en pleine phase (tant bien que mal) de l’application des accords d’Oslo, l’Autorité Palestinienne prend une part de plus en plus active à ces émeutes, et les policiers palestiniens, qui quelques jours auparavant faisaient patrouilles communes avec leurs homologues israéliens, retournent leur armes contre ces derniers.

Le chef d’état major israélien (Amnon Shahak) considère les agissements de l’Autorité Palestinienne comme une trahison, le chef des renseignements (Amit Ayalon) les considère comme une répétition générale palestinienne en vue d’affrontements ultérieurs.

Aujourd’hui les officiers supérieurs de Tsahal évoquent les incidents du tunnel comme le traumatisme qui a marqué leurs relations avec les Palestiniens.

Septembre 2000 Accompagné de députés et d’un archéologue (officiellement cette visite avait pour objectif d’étudier les restaurations effectuées par le Waqf sur le mont) Ariel Sharon entre sur le mont du Temple. Malgré les prévisions, cette visite se déroule dans un calme relatif. Quelques 1400 Palestiniens font face à 1500 policiers.

Le début de la deuxième intifida va démarrer lors de la prière d’après midi, quand 20 000 palestiniens, armés de milliers de barres de fer, de pierres, et de bouteilles incendiaires se dirigent vers le mur des lamentations où les juifs sont en train de prier. Dans la mosquée Al Aqsa, le cheick Hassan Idriss prêche l’opposition des musulmans à la visite de Sharon, « le profanateur des mosquées », et met en garde ses fidèles sur la volonté des juifs de reconstruire le deuxième temple.

Et aujourd'hui: a-t-on frôlé une 3e intifada ?

 

 

Ce qui en Europe passerait pour d’anodines fouilles archéologiques, voire une vulgaire manoeuvre de BTP, a bien failli se solder en Israël par une troisième guerre des (vieilles) pierres. L’Esplanade des Mosquées/Mont du Temple, a été de nouveau le point de départ d’un foyer de révolte côté palestinien, même si le mouvement semble être quelque peu retombé. Alors que les combats entre factions palestiniennes faisaient rage, un événement est venu interrompre les querelles entre les clans et les milices : des travaux de réfection entrepris par l'Autorité israélienne des antiquités[1] sur le site du premier lieu saint du judaïsme et le troisième de l’islam. L’institution ambitionnait de consolider l’actuelle passerelle en bois qui mène à la Porte des Maghrébins, point de passage des non musulmans, et donc notamment de nombreux touristes, pour accéder à l’Esplanade.

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Photos reprises dans un document du Centre d’information sur le renseignement et le terrorisme, elles mêmes tirées de l’Autorité israélienne des antiquités

 

La passerelle avait été endommagée en 2004 suite à une tempête de neige et par un léger tremblement de terre. Presque trois ans plus tard, le 4 février 2007, l'Autorité israélienne des antiquités lance les premières excavations afin de construire une nouvelle passerelle. C’est ainsi que des bulldozers font leur apparition sur le site et s’attèlent au déblayage d’une imposante butte de terre au pied de la mosquée Al-Aqsa, non loin du mur des Lamentations. La suite des travaux prévoyait l’installation de piliers afin de soutenir la nouvelle passerelle.

Mais voilà, la vue des bulldozers israéliens sur un emplacement aussi sensible a provoqué une bordée de réactions dans le monde arabe qu’il convient d’analyser. 

A un premier niveau on trouve les protestations du Waqf couplées à celles du roi Abdallah de Jordanie. Selon la tradition arabe, le roi jouit d’une autorité sur le site (sur les lieux saints islamiques en général), même si la sécurité et le contrôle sont assurés par la police de l’état hébreu. Amman dénonce une « atteinte aux sites islamiques » quand Adnan Husseini[2], directeur du Waqf, fait écho au communiqué royal en parlant de « violation » du site. Pour lui, la rampe des Maghrébins fait partie intégrante du lieu saint de l’islam. Il explique en outre que les activités archéologiques israéliennes « mettent en danger les fondations (de l’esplanade) alors que l'on n'a pas la permission d'apporter un sac de ciment et d'entreprendre des réparations ». Et de préciser, « Mes lettres à la mairie de Jérusalem restent sans réponse. »

 La stricte appartenance de la passerelle à l’Esplanade et donc à un lieu saint est contestée.

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Infographie reprise du journal Le Monde, édition du 12/02/2007

Des fouilles archéo illogiques ?

Si dans cette région du monde, le moindre évènement n’avait pas de répercussions aussi violentes et souvent mortelles, on serait presque tenté d’assimiler cette situation, en transposant au contexte européen, à une banale querelle foncière. Mais dans Jérusalem / Al Qods, le foncier reflète bien souvent un prolongement immobilier du conflit. En l’espèce, l’enjeu est de déterminer avec minutie le périmètre des lieux saints, ainsi que les prérogatives des uns et des autres. Les Israéliens, en charge de la sécurité d’un lieu saint islamique peuvent-ils entreprendre unilatéralement des fouilles archéologiques ? Oui, à en croire l'Autorité israélienne des antiquités qui dit avoir procédé à de tels travaux une douzaine de fois ces dernières années dans la vieille ville de Jérusalem, sans que cela ne suscite de polémiques[3]. D’autant plus que l’institution ne fait qu’appliquer une procédure de routine, qui veut qu’avant chaque excavation elle procède à des fouilles archéologiques pour s’assurer de la conservation du patrimoine antique. Dans le cas présent, les découvertes faites par les archéologues avant l’arrivée des bulldozers ont été publiées et elles contiennent des objets chrétiens, juifs et musulmans. Par ailleurs, l’Autorité israélienne des antiquités reproche au Waqf d’avoir procédé à des travaux dans les sous-sols d’El Aqsa et du Dôme du Rocher sans aucune précaution : tout ce qui a été excavé à été jeté aux ordures et les archéologues israéliens ont dû aller fouiller celles-ci pour découvrir de nombreux restes archéologiques dont on ne sait pas la provenance exacte car le Waqf n’a pas respecté la réglementation existante concernant les travaux dans ces lieux sensibles.

Néanmoins, cette démarche de l’Autorité israélienne des antiquités n’exonère pas l’institution de tous reproches. L’archéologue israélien Youval Baruch a révélé sur le site de l'Autorité israélienne des antiquités qu’ « une petite salle qui contenait une alcôve recouverte d'un dôme, une sorte de niche de prières musulmanes, orientée vers le sud » a été découverte en 2004, précisément à l’occasion des travaux entrepris par les israéliens. Ce n’est donc que plusieurs années après les faits que l’information est divulguée. Le chef adjoint du Mouvement islamique israélien, Cheikh Kamal Khatib, a déclaré à l’AFP[4] que cette "révélation" (le) confortait dans la conviction que ce site relève du Waqf", l'office des biens religieux musulmans. Et de poursuivre "Il est regrettable que le gouvernement israélien ait caché cette découverte (...) Il ment, et doit ordonner la fin des travaux, car nous sommes décidés à lutter par tous les moyens pour que ce site demeure musulman".

Voici poindre le second niveau de griefs faits à l’Etat hébreu : vouloir détruire la mosquée Al-Aqsa et plus généralement, judaïser Jérusalem. Des expressions[5] connotées font leur apparition comme « judaïsation » ou encore « une politique de nettoyage culturel ». D’autant plus que le souvenir de l’incendie de la mosquée Al-Aqsa de 1969 est réintroduit dans le débat pour cautionner de telles accusations. Le 21 août 1969, Michael Dennis Rohan, un déséquilibré australien s’introduit dans la mosquée Al-Aqsa. L’homme, de confession chrétienne, incendie le lieu de culte et cause de profonds dégâts. L’Australien voulait hâter l’avènement du messie en détruisant la mosquée afin que les juifs puissent rebâtir le Temple. Selon les autorités musulmanes, à défaut de pouvoir nettoyer Jérusalem de certains de ses habitants, les juifs, et plus généralement les sionistes seraient prêts à effacer toute trace architecturale de présence arabo-musulmane pour mieux asseoir leur domination territoriale sur la ville sainte. 

Côté israélien, l’explication est ailleurs. Le Hamas orchestre une campagne de désinformation visant à politiser des fouilles archéologiques. « L'objectif est de canaliser les violences internes au Hamas et au Fatah vers Israël et d'utiliser la soi-disant “menace” qui pèse sur Al-Aqsa comme moyen de désamorcer le conflit Hamas-Fatah »[6]. Pour le palestinien ordinaire, et ceux qui ont à cœur de défendre les droits de ce peuple en souffrance, l’incompréhension se mêle à l’indignation lorsque du sang palestinien coule à cause d’armes palestiniennes. « L’agression sioniste » contre le troisième lieu saint de l’islam tomberait donc à pic. Les enlèvements, exécutions, représailles menés par les partisans du Hamas à l’encontre des milices restées fidèles à la présidence de l’Autorité Palestinienne et vice versa ont dessillé bon nombre de paupières. La société palestinienne formerait-elle un corps social comme les autres, soumis aux mêmes rapports de force dans la lutte pour la conquête et la conservation du pouvoir ? Réalité insupportable, qu’il conviendrait dans la logique palestinienne de faire oublier, d’où le contre-feu allumé par le Hamas en direction des fouilles archéologiques. Pris d’assaut médiatiquement et physiquement par la rue arabe, les Israéliens peinent à convaincre de leurs intentions et font machine arrière. Le 6 février dernier, Taysir al-Tamimi, haut dignitaire de l'Autorité Palestinienne, lance un appel à son peuple sur Al-Jazeera. Il exhorte les Palestiniens à se rendre immédiatement à la mosquée afin de « la protéger des bulldozers de l'occupation israélienne … qui œuvrent à détruire la mosquée Al-Aqsa. » et d’encourager la nation palestinienne et les participants au sommet de la Mecque (sommet de conciliation entre le Hamas et le Fatah qui a débouché sur un gouvernement d’union nationale) à resserrer les rangs face au « danger » encouru par la mosquée qui « risque de s'effondrer ». Le 6 février, 200 étudiants de l’Université de Bethléem sont descendus dans les rues pour dénoncer « l’agression sioniste contre la mosquée Al-Aqsa ». Un peu plus tard, des responsables religieux palestiniens déclarent le 9 février « journée de colère ». Des affrontements ont éclaté ce jour entre la police et des manifestants empêchés d’accéder à l’esplanade, faisant des dizaines de blessés de part et d’autre. Les fidèles juifs ont été évacués du mur des Lamentations de crainte qu'ils n'essuient des jets de pierres et la police a procédé à des arrestations. Depuis La Mecque, le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, s’est écrié « aujourd'hui, est un jour de colère en Palestine en raison des mesures de l'occupant à Jérusalem et de la répression de la part des autorités d'occupation ». D’autres manifestations hostiles aux travaux israéliens se sont déroulées à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, ainsi que près du barrage militaire de Qalandia, entre Jérusalem et Ramallah. La mobilisation a également touché la Syrie et l'Egypte.

Les Israéliens ont voulu jouer la transparence en installant des Webcams sur le site des travaux mais la colère arabe ne s’est pas éteinte pour autant. En définitive, le maire de Jérusalem, Uri Lupolianski, décide de suspendre les travaux et promet un dialogue avec toutes les parties prenantes : « Nous voulons que tous les résidents connaissent le plan de construction et puissent s'exprimer. Nous allons montrer que le passage pour piétons n'est pas nuisible ». Voici le discours qu’il a tenu lors d'une réunion avec le procureur général, Menachem Mazuz, les autorités municipales de la partie juive de la ville et des représentants de la population arabe de Jérusalem-Est.

Il y a pourtant fort à parier que les autorités israéliennes ne puissent pas sereinement reprendre des travaux sur un site aussi sensible. D’autant que si elles sont de bonne foi, elles ne risqueront pas un embrasement des populations palestiniennes et arabes, abreuvées d’images et de commentaires belliqueux, pour restaurer quelques vieilles pierres. Et encore moins depuis qu’Israël s’attend à l’ouverture d’un second front archéologique. Pris d’une nouvelle ivresse des profondeurs, le réalisateur américain James Cameron vient de produire un documentaire sur le prétendu « tombeau de Jesus ». Sa thèse est que Jésus a été enterré non pas au Saint-Sépulcre mais dans une tombe datant du premier siècle et située à Talpiot, un quartier de Jérusalem. Marie-Madelaine, reposerait également dans le tombeau ainsi qu’un Judas fils de Jésus, qui pourraient être leur progéniture. Piste scientifique ou bidonnage monumental, nouveau Da Vinci code ou futur naufrage commercial, espérons que cette « révélation » du cinéaste ne vienne pas enflammer la rue chrétienne.

Marc Leiba & Jean-Luc Attal



[2] Ses propos sont rapportés dans un article du Monde du 08/02/2007

[3] Cf. http://www.antiquities.org.il/article_Item_eng.asp?sec_id=17&sub_subj_id=469#MMMas 

In the Old City of Jerusalem and its environs, dozens of salvage excavations have been conducted in recent years. These excavations, which were implemented in connection with both public and private construction, were sometimes conducted in places of great religious and political sensitivity.

[5] Voir le site de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)

[6] Voir le document du Centre d’information sur le renseignement et le terrorisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 commentaire.
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 Posted 2008-07-23 11:49:40
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Dernière mise à jour : ( 24-06-2007 )
 
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